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Valère Burnon, 26 ans

Valère Burnon, le premier des deux Belges à jouer au Reine Elisabeth de piano : "Je serais déçu si je n'atteignais pas la finale"

Deux Belges de 26 ans se présentent cette année au prestigieux Concours musical international Reine Elisabeth de piano, dont la première épreuve a débuté ce lundi. D’après le tirage au sort de l’ordre de passage des candidats, Valère Burnon jouera ce mardi soir au centre culturel Flagey, devant le jury de ce Concours ouvert au public. Roeland Vermeulen, qui a fait ses études à l’Institut Lemmens de Louvain, présentera son programme jeudi soir. VRT NWS s’est entretenu avec le jeune pianiste originaire de Marche-en-Famenne, dans les Ardennes, qui étudie actuellement à la Chapelle musicale Reine Elisabeth à Waterloo, avec le pianiste français Frank Braley, ancien lauréat du Concours.

Anne François Kristien Bonneure
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Info pratique : Valère Burnon sera le 4e candidat de la soirée de ce mardi 6 mai, qui débute à 20h. Vous pouvez l’écouter en direct via le livestream du site internet du Concours

Dans la salle de concert de la Chapelle musicale Reine Elisabeth à Waterloo résonne une étude entrainante de Franz Liszt. Valère Burnon est au piano à queue et joue avec une facilité évidente. Ces dernières semaines, il a donné plusieurs concerts, "pour se roder" en vue du Concours.

Enfant, Valère suivait les épreuves du Reine Elisabeth à la télévision avec ses parents, "bien qu’ils ne soient pas musiciens". Le fait qu’il puisse lui-même y prendre part cette année est "un rêve qui se réalise".

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"Il importe surtout de montrer vraiment sa personnalité”, estime Valère Burnon

Originaire de Marche-en-Famenne dans les Ardennes, Burnon a entamé le violon à l’âge de 6 ans à l’académie de musique, et un an plus tard le piano. Il a poursuivi ses études au Conservatoire de Liège, remporté un diplôme de Master à la Hochschule für Musik de Cologne (Allemagne), avant de se rendre à Imola en Italie.

Actuellement, il parfait ses études à la Chapelle musicale Reine Elisabeth, depuis 3 ans. Il y est notamment conseillé par le pianiste français Frank Braley, qui remportait le Concours en 1991. Burnon a déjà pris part à d’autres concours en Belgique et à l’étranger et donné de nombreux concerts.

"Au cours de toutes ces années, j’ai pu me préparer et je me suis rapproché du concours Reine Elisabeth. Jusqu’à ce que j’apprenne, il y a quelques mois, que j’y étais admis. J’en suis évidemment ravi".

Participer au Concours est inévitable en tant que Belge. C’est un rêve d’enfant qui se réalise

Valère Burnon, pianiste

Il était écrit dans les étoiles que Valère Burnon participerait un jour au Concours. "En tant que Belge, il est presque inévitable d’y prendre part. Tout le monde parle du Concours, même ceux qui ne sont pas musiciens. Comme Belge, on ressent un peu plus de pression, c’est vrai, mais toute l’attention et le soutien du public me donnent beaucoup de joie. J’ai envie de faire une bonne prestation".

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"Ce concours n’est en fait qu’une étape. Ce qui vient après est tout aussi important”, estime Burnon

Pour Valère Burnon, la première épreuve est la plus difficile, avec 60 candidats pour seulement 24 places en demi-finale. Cela lui fait peur : "C’est tout de même une sorte de loterie. Il faut montrer le meilleur de soi en très peu de temps". Les candidats jouent pendant 20 minutes pour la première épreuve.

A partir de la demi-finale, c’est plus agréable. "Ce serait une déception si je n’atteignais pas la finale". Le jeune pianiste a hâte d’y être. "Je n’ai encore jamais joué au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles".

Comme concerto de finale, Valère Burnon a choisi le Troisième concerto de Rachmaninov. "C’est un classique pour les finalistes, mais aussi une œuvre qui dure longtemps, qui ne semble pas avoir de fin. Une véritable performance, ce concerto".

Avant une compétition, vous repoussez vos limites

Valère Burnon, pianiste

Pour un jeune pianiste virtuose qui a de l’ambition, est-il vraiment nécessaire de participer à un concours ? "Mon professeur Frank Braley dit que c’est une carte de visite pour la scène musicale internationale. Mais un concours n’est pas la seule porte d’entrée. Il y a des Premiers prix de concours qui ne font pas de carrière et des demi-finalistes qui en font une".

Valère Burnon voit le Reine Elisabeth avant tout comme une opportunité de grandir en tant que musicien. "On repousse ses limites. La véritable force d’un concours est que vous vous perfectionnez. Paradoxalement, le résultat est moins important”.

Vidéo: Valère Burnon lors d’un concours de piano au Japon, fin 2024

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