Le Parlement européen a approuvé mardi une demande de soutien de 8 millions d'euros de la Belgique au Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM), en faveur des travailleurs licenciés par le constructeur de bus Van Hool.
La société a été déclarée en faillite en avril 2024, mettant 2.400 personnes sur le carreau. L'UE reconnaît que c'est le résultat d'une forte baisse des ventes provoquée par la pandémie de covid-19, exacerbée par la guerre russe en Ukraine, la hausse de l'inflation et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement.
Le train de mesures d'aide finance le conseil, l'orientation professionnelle, l'aide à la recherche d'emploi et la formation aux nouvelles compétences professionnelles et numériques. Il s'élève au total à 9,4 millions d'euros. Le FEM fournit 8 millions d'euros et l'office flamand pour l'emploi et la formation professionnelle (VDAB), 1,4 million d'euros.
Des mesures de soutien sont mises en place depuis les licenciements. Selon les chiffres de l'association patronale flamande Voka et du VDAB, les trois quarts des anciens employés de Van Hool ont retrouvé un emploi. "Ce n'est donc pas le cas de tout le monde. Espérons que ce soutien pourra également faire la différence pour eux", a réagi l'eurodéputée Liesbet Sommen (CD&V).
Sa collègue Kathleen Van Brempt (Vooruit) en a profité pour demander à la Commission d'en faire plus pour prévenir les faillites. "La Commission européenne a déjà lancé beaucoup de ballons d'essai sur la manière dont elle veut soutenir l'industrie européenne. Mais pour l'instant, ce ne sont que de belles paroles. Il est grand temps qu'elle passe à l'action."
