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Les exactions commises par des hooligans à Bruxelles, Molenbeek et Jette unanimement condamnées

Les bourgmestres de la Ville de Bruxelles, de Molenbeek-Saint-Jean et de Jette ont condamné lundi avec fermeté les exactions commises la veille sur le territoire de leurs communes respectives en marge de la finale de la Coupe de Belgique de football. Le caractère raciste des faits est souligné.

Eric Steffens Belga
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"Je condamne avec la plus grande fermeté les violences racistes commises par certains supporters brugeois", a déclaré Philippe Close (PS), bourgmestre de la Ville de Bruxelles. "Ce sont des actes inacceptables et intolérables. Je remercie les forces de l'ordre pour leur intervention rapide."

En contact avec le ministère de l'Intérieur, il souhaite que ces "supporters" soient exclus à vie des stades de football et que des poursuites judiciaires soient entamées. "Nous avons toutes les images nécessaires. Bruxelles est une ville ouverte et fière de sa diversité, nous ne laisserons pas des voyous d'extrême-droite venir la salir."

Philippe Close a par ailleurs dit attendre que la ville de Bruges et le Club de Bruges condamnent sans ambiguïté les incidents. Le club l'a fait lundi midi. Pour le bourgmestre de Bruxelles, il y a des spotters pour suivre les supporters. "Ceux qui sont venus 'punir Bruxelles pour la diversité qui la caractérise' ne doivent pas être autorisés à monter dans les trains ni avoir accès aux tickets".

Sur le plan de la sécurité, M. Close a évoqué la difficulté complémentaire que représente la sécurité à assurer pour une finale de coupe de Belgique. Contrairement à un match de championnat pour lequel le nombre de supporters du club visiteur est contingenté, les deux clubs peuvent en faire venir dans une proportion égale (deux fois 20.000).

Au niveau du maintien de l'ordre, la zone de police de Bruxelles-Ixelles avait le lead des opérations concernant le match de dimanche. Elle était aussi prête à venir en renfort dans d'autres zones, en cas d'incidents, ce qui a été le cas. Une partie du commandement était au stade, et une autre au centre de sécurité régional.

"C'est inadmissible ce qui est arrivé ce dimanche"

Selon Amet Gjanaj (PS), le bourgmestre faisant fonction de Molenbeek-Saint-Jean (en l'absence de Catherine Moureaux), "il a manqué d'un filtre en amont pour que ces gens ne viennent pas à Bruxelles. C'est inadmissible ce qui est arrivé ce dimanche". "La haine et la violence racistes n'ont pas leur place dans mon quartier. Nous ne laisserons pas passer cela", a quant à lui déclaré l'échevin du Logement Dirk De Block, chef de file molenbeekois du PTB.

La bourgmestre de Jette Claire Vandevivere (Engagés) "déplore que des pseudos supporters utilisent cette fête du sport pour se transformer en casseurs. Il faut absolument prendre des mesures contre ce type de personnes". Elle en a profité pour saluer la très bonne coordination entre les zones de police.

Au total, la police a procédé à 61 arrestations administratives et deux arrestations judiciaires. Toutes feront l'objet d'un procès-verbal. Quelques policiers ont été légèrement blessés.

Des violences racistes

Le député bruxellois Jamal Ikazban (PS) a publié sur X des images montrant des hommes cagoulés faisant irruption dans un magasin de bricolage à Molenbeek. "Le gérant a été attaqué par des hooligans", affirme Jamal Ikazban. "Ils ont utilisé des pavés comme armes et même des bonbonnes de gaz comme projectiles."

Toujours selon Ikazban, des insultes racistes ont été proférées durant l'attaque. Des témoins de l'incident et des vidéos qui circulent en ligne confirment ces propos. Le gérant du magasin Brico et son fils ont été blessés lors de l'attaque et ont dû être hospitalisés. Ils sont depuis rentrés chez eux et prévoient de porter plainte.

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