À l’issue d’un déjeuner de travail à Paris, ce mardi, entre le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) et le président français Emmanuel Macron, la France s’est engagée à rééquilibrer la coopération autour de l’achat de nouveaux véhicules blindés français par la Belgique. Bart De Wever s’est dit satisfait de cette visite, qu’il a qualifiée de "très réussie"
La France promet de rééquilibrer les retombées économiques dans le dossier des véhicules blindés
Le Premier ministre s’est rendu dans la capitale française mardi pour discuter de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la défense. Selon Bart De Wever, il est essentiel que la collaboration autour de l’industrie de défense soit bénéfique pour les deux parties, surtout à un moment où l’Europe doit se réarmer.
Le chef de l’Etat français et le Premier ministre belge ont abordé le dossier d’acquisition des véhicules blindés, le projet dit CaMo, pour Capacité Motorisée. Selon un rapport de la Cour des comptes, révélé lundi par VRT NWS, le coût de cet achat serait près de dix fois supérieur à l’estimation initiale.
Bart De Wever a souligné qu’il n’y avait pas de problème budgétaire, mais un déséquilibre dans les retombées économiques pour l’industrie belge. Concrètement, cela signifie que les entreprises belges tirent trop peu de bénéfices de cette coopération avec la France.
"La France comme la Belgique ont intérêt à rééquilibrer cette collaboration", a déclaré De Wever. "Cela ne doit pas être un caillou dans la chaussure, mais une perle." Les deux dirigeants ont insisté sur l’importance d’une coopération industrielle solide et ont promis des efforts pour réajuster le dossier.
Guerre en Ukraine et énergie
La guerre en Ukraine a également été abordée lors de cette rencontre. De Wever et Macron s’accordent sur la nécessité de maintenir la pression sur Moscou afin d’aboutir à un cessez-le-feu et, à terme, à un accord de paix.
Sur le plan énergétique, ils ont discuté de la prolongation du parc nucléaire actuel, de projets autour des petits réacteurs modulaires (SMR) et du cycle du combustible. La Belgique considère la France comme un partenaire clé en la matière. Les deux pays souhaitent également conclure de nouveaux accords sur les énergies renouvelables dans les mois à venir.
De Wever a invité Macron à se rendre en Belgique à l’automne. À cette occasion, les deux pays feront le point sur leur coopération dans les domaines de la défense, de l’énergie, de la compétitivité et de l’autonomie stratégique européenne.

