Au cours de la dernière année scolaire, les parents de plus de 8 000 élèves ont dû rembourser l'allocation scolaire parce que leur enfant était trop souvent absent de l'école de manière illégale. C'est ce qu'indiquent les chiffres demandés par la députée flamande Katrien Schryvers (CD&V). À l'avenir, le gouvernement flamand souhaite accélérer le processus de remboursement, mais Mme Schryvers émet des réserves à ce sujet.
Plus de 8.000 familles doivent restituer l’allocation scolaire flamande à cause des absences injustifiées de leur enfant
Le supplément scolaire (ou schooltoeslag en néerlandais) est une aide financière annuelle destinée aux familles à faibles revenus dont les enfants sont scolarisés dans l’enseignement maternel, primaire ou secondaire reconnu, subventionné ou financé par la Communauté flamande.
Attribuée automatiquement, cette allocation a concerné 502.911 élèves en Flandre au cours de l’année scolaire écoulée.
Cependant, cette aide est soumise à certaines conditions. Lorsque un élève est absent de manière injustifiée pendant 30 demi-journées ou plus sur une année scolaire, et que cette situation se répète deux années consécutives, le montant de la prime perçue pour la deuxième année peut être réclamé.
Une légère hausse
C’est ce qui s’est produit l’an dernier pour plus de 8.000 élèves. Leurs parents ont dû rembourser le supplément scolaire en raison d’un absentéisme trop important et non justifié. Cette mesure vise à encourager la régularité scolaire, en conditionnant certaines aides financières à l’assiduité des élèves.
Selon les chiffres communiqués par la députée CD&V Katrien Schryvers, cette sanction a été appliquée à plus de 8.000 élèves au cours des deux dernières années scolaires. En 2022-2023, la prime scolaire a été récupérée pour 8.109 élèves, un chiffre qui est monté à 8.223 en 2023-2024, marquant une légère hausse du nombre de remboursements.
Vers un durcissement des règles ?
Le gouvernement flamand envisage de durcir la réglementation en ramenant de deux à un an scolaire la période prise en compte pour calculer les absences injustifiées. Objectif : permettre un suivi plus rapide des élèves concernés. Une évolution que soutient également la députée Katrien Schryvers (CD&V). Elle insiste toutefois sur le fait que le remboursement de la prime scolaire ne devrait être qu’une mesure de dernier recours.
"Cette mesure doit avant tout servir à encourager la présence des enfants à l’école, et non à mettre les familles en difficulté", souligne-t-elle. Pour Katrien Schryvers, toute récupération de l’allocation devrait être accompagnée d’un véritable suivi individualisé :
"Pourquoi cet élève est-il si souvent absent ? Que se passe-t-il dans sa famille ? Aujourd’hui, on agit à l’aveugle : on ignore combien de parcours d’accompagnement ont été mis en place et quel est l’impact réel de ces récupérations sur les ménages concernés. Tant que ces éléments ne sont pas clairs, un durcissement n’est pas souhaitable."
