Aller au contenu principal
Traditionnellement, le baptême d'adultes a lieu dans la nuit précédent le dimanche de Pâques

Le nombre de baptêmes d'adultes en Belgique a triplé en dix ans

Le nombre d'adultes baptisés par l'Église catholique dans notre pays a triplé en l’espace de dix ans, annonce ce mercredi la Conférence des Évêques de Belgique. Cette année, 536 catéchumènes (candidats adultes au baptême) recevront les sacrements ce samedi, lors de la nuit de Pâques. C’est presque le double du nombre d’adultes baptisés l’an dernier à la même époque.

Anne François Belga
Publié:

A titre de comparaison, ils étaient 362 adultes à être baptisés en 2024 (+48% en un an) et 180 en 2015 (+198% en dix ans). Le diocèse ayant enregistré le plus de candidats cette année est celui de Malines-Bruxelles.

Dans le détail, ils seront 102 catéchumènes à Bruxelles, 47 dans le Brabant wallon et 24 en Brabant flamand et à Malines, à recevoir les sacrements. Tournai (dans le Hainaut) est le deuxième diocèse le plus sollicité, avec 136 candidats en 2025. Bruges (Flandre occidentale) est le diocèse ayant enregistré le moins de nouveaux catéchumènes cette année (14).

Le baptême des adultes se déroule traditionnellement lors de la Vigile pascale, la nuit précédant Pâques. Il est précédé d'une période variant de 18 mois à deux ans de préparation dans le cadre du catéchuménat, avec une initiation à la foi et à la vie de la communauté de foi.

Une veillée pascale

Contraste avec les radiations

Ces chiffres contrastent avec l'augmentation du nombre de personnes ayant demandé à être radiées des registres des baptêmes de l'Église catholique en Belgique ces dernières années. En 2023, dernière année pour laquelle des chiffres complets sont disponibles, 14.251 personnes ont demandé cette radiation. Les années précédentes, ce chiffre tournait en général autour de 1.200, avec un pic à plus de 5.000 en 2021.

La visite du pape François en Belgique en septembre 2024 avait également provoqué la colère de plus de 520 personnes qui avaient demandé à être débaptisées. Le pape François avait notamment qualifié la dépénalisation partielle de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en Belgique de "loi meurtrière", qualifiant les médecins pratiquant l'avortement de "tueurs à gages".

Le pape François lors de sa visite en Belgique en septembre 2024

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5