Deux jeunes Belges ont été interpellés au Kenya, pour une tentative de contrebande de 5.000 fourmis reines vivantes. Selon les autorités kenyanes, le duo avait l'intention de vendre ces insectes convoités en Europe et en Asie. Les collectionneurs sont en effet prêts à débourser des centaines d’euros pour certaines fourmis.
Deux jeunes Belges arrêtés au Kenya pour la contrebande de milliers de fourmis rares
Au début du mois, ces deux jeunes de 18 ans, originaires de la région de Mol, ont été arrêtés au Kenya. Selon les autorités locales, ils étaient en possession de pas moins de 5 000 fourmis vivantes emballées dans 2.244 tubes à essai et seringues. Un Kényan et un Vietnamien ont également été arrêtés dans le cadre de l'enquête.
Selon le Kenya Wildlife Service (KWS), l'enquête judiciaire a déterminé que les tubes à essai avaient pour but de maintenir les fourmis en vie durant deux mois et d'échapper à la sécurité de l'aéroport". Le KWS parle d'un "acte prémédité bien exécuté" et le qualifie de "bio-piraterie", le commerce ou l'exportation de matériel biologique, tel que les plantes, les animaux et les micro-organismes, sans que le pays d'origine ne reçoive une compensation équitable ou ne participe aux bénéfices", ce qui est interdit au Kenya.
Lundi et mardi, les deux jeunes ont dû comparaître devant le tribunal de Nairobi, la capitale du Kenya. Ils ont tous les deux plaidé coupable.
"Nous ne sommes pas venus ici pour enfreindre la loi", a déclaré l'un d'eux. "Nous l'avons fait par accident et par stupidité. Nous ne sommes pas des criminels. Nous avons 18 ans et nous avons été naïfs".
"Nous avons énormément souffert ces derniers jours et après notre condamnation, nous souffrirons encore plus", poursuit le jeune. "Je sais que c'est une conséquence de la violation de la loi, mais je veux juste rentrer chez moi pour commencer ma vie.
Des fourmis très convoitées
Parmi les 5.000 insectes figuraient des Messor Cephalote, une espèce de fourmis de grande taille, recherchée par les collectionneurs.
Les reines de cette espèce mesurent entre 22 et 25 millimètres. Ces insectes ne se trouvent qu'en Éthiopie, au Soudan et au Kenya. Selon le KWS, les fourmis sont appréciées pour leur comportement inhabituel, la construction de colonies complexes et la lutte contre les parasites.
En Europe et en Asie, elles sont très recherchées par les collectionneurs. Sur Internet, elles sont proposées à environ 200 euros l'unité. Les jeunes hommes auraient donc pu réaliser des centaines de milliers d'euros de bénéfices. Le procès se poursuivra lundi 23 avril.

