Les grands terminaux automobiles en Belgique sont bien remplis et la guerre commerciale initiée par les Etats-Unis n'arrange pas la situation. Mais celle-ci demeure gérable à ce stade, indiquent deux grands acteurs du secteur: les sociétés International Car Operators (ICO) et Antwerp Euroterminal (Grimaldi).
Les constructeurs automobiles demandent à stocker plus longtemps des véhicules dans les ports
Le contexte incertain autour des droits de douane pousse des constructeurs automobiles à temporiser l'envoi de véhicules vers les Etats-Unis. Du côté de l'Antwerp Euroterminal, on confirme que cela fait gonfler les stocks de voitures dans les terminaux ad hoc, mais "il n'est pas encore question de saturation".
Chez International Car Operators (ICO), on constate que certains clients, - à savoir les constructeurs automobiles - demandent à pouvoir stocker leurs voitures plus longtemps. "Mais nous ne voyons pas encore de chiffres fous", explique un porte-parole d'ICO. "Les voitures qui ont déjà été vendues aux Etats-Unis partent normalement. Il n'y a donc pas encore de saturation ici."
En début d'année, il était apparu que les terminaux européens étaient déjà remplis de voitures invendues de constructeurs chinois, avec 78.000 unités stockées en un an et demi. Au port de Zeebrugge-Anvers, une voiture sur cinq qui arrive est d'ailleurs d'origine chinoise.
La situation n'a cependant rien d'extraordinaire. En 2022, les terminaux de stockage de voitures aux ports de Zeebrugge et d'Anvers s'étaient retrouvés saturés. Les constructeurs automobiles tentaient alors de résorber les mois de retards accumulés au niveau des commandes.
