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Le Premier ministre De Wever à la Chambre

Le Premier ministre De Wever veut "voir une opportunité dans la crise" malgré les futures taxes à l'importation élevées

La hausse massive des droits de douane annoncée par le président américain Donald Trump représente une "catastrophe pour l'économie mondiale", a déclaré ce jeudi le Premier ministre Bart De Wever devant la Chambre. Le chef du gouvernement estime toutefois que l'Europe devra être en mesure de saisir les opportunités qu'offre cette nouvelle crise avec les États-Unis.

Anne François Belga
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"L'impact sera considérable pour notre pays", a averti Bart De Wever, qui ne dispose pas de chiffres pour l'instant. Trois secteurs importants pour la Belgique échapperont néanmoins à ces mesures: la pharmacie, les semi-conducteurs et les métaux précieux. Le gouvernement soutient l'approche de la Commission européenne, c'est-à-dire répondre d'abord par des contre-mesures en sachant que viendra le temps de la négociation. "Répondre à la stupidité par la stupidité n'est pas la solution", a souligné le Premier ministre à la veille de sa rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Si dans un premier temps l'Europe subira cette hausse des tarifs douaniers, le Premier ministre, partisan convaincu de la solidarité transatlantique, ne doute pas que le libre échange reprendra ses droits. "L'atlantisme est plus ancien et plus grand que Trump", a-t-il affirmé. En attendant, l'Europe doit renforcer son marché intérieur et faire savoir qu'elle est ouverte au "business", a-t-il encore plaidé.

De Wever a son "agenda avec des messages" pour Rubio

Le Premier ministre rencontrera vendredi le Secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui est en visite à Bruxelles. "J'ai aussi fait mon petit agenda avec les choses que je veux lui dire", a déclaré De Wever au micro de l'émission Villa Politica (VRT). "Une de ces choses est que l'administration Trump ne se construit vraiment pas une bonne image en Europe. La guerre commerciale, le peu de respect pour notre ordre interne et nos valeurs, le parcours de négociations sur l'Ukraine nous ont stupéfiés, et ce avec un mépris pour l'Union Européenne qui ne nous rend pas plus joyeux." La "question clé" que le Premier ministre veut se poser est : "Sommes-nous encore atlantistes des deux côtés de l'océan ?".

"Les États-Unis peuvent à juste titre nous reprocher certaines choses, par exemple dans le domaine de la défense, mais "personne ne peut rester ami quand vous êtes constamment humilié et insulté par l'autre partie". Selon Bart De Wever, il n'est pas tenable d'augmenter à court terme les dépenses de défense à 3% voire 3,5% du PIB, sans parler des 5% mentionnés précédemment par Marco Rubio. La question est de savoir si ces 5% constituent une demande sérieuse ou une démarche diplomatique visant à dire que les dépenses doivent augmenter. Le gouvernement sera en mesure de franchir le pas vers la norme actuelle de l'Otan de 2%, assure Bart De Wever.

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