Le parquet de Louvain a fait appel du verdict rendu mardi par le tribunal correctionnel de Louvain dans l'affaire du viol d'une étudiante en médecine. Le parquet estime que, dans ce cas, il n'est pas approprié de simplement suspendre la peine. Le parquet a également appelé à la sérénité dans cette affaire.
Le parquet fait appel de la suspension du prononcé dans l’affaire du viol d'une étudiante en médecine à Louvain
Dans une affaire qui suscite l'indignation au nord du pays, le tribunal correctionnel de Louvain a émis mardi une suspension du prononcé envers l'étudiant en gynécologie, en raison de la "personnalité favorable du prévenu".
L'étudiant de 24 ans était jugé pour des faits survenus dans la nuit du 8 au 9 novembre 2023 dans la foulée d'une soirée étudiante d'Halloween. Le prévenu a été reconnu coupable de viol et d'agression sexuelle, alors que la victime, en état d'ébriété, n'était pas en mesure de donner son consentement.
Toutefois, le tribunal a estimé que le casier judiciaire vierge de l'étudiant en gynécologie et sa "personnalité favorable" étaient des raisons suffisantes pour lui accorder une suspension du prononcé afin de ne pas entraver ses futures opportunités de carrière. Il n'a donc pas été condamné et conserve un casier judiciaire vierge.
Le médecin en question placé comme "non-actif" par l'UZ Leuven
L'hôpital universitaire de Louvain, l'UZ Leuven, a cependant annoncé dans la foulée suspendre par mesure de précaution le prévenu, désormais médecin spécialiste qui poursuit une formation en gynécologie dans l'établissement.
Appel à la sérénité
Le parquet a également appelé à la sérénité dans cette affaire : "Les décisions de justice peuvent susciter de fortes émotions et entraîner des débats de société, mais cela ne doit pas dégénérer en une attaque injustifiée et publique contre l'une des parties dans le procès."
Ces derniers jours, cette affaire a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, et des informations concernant l'auteur des faits ont été largement partagées.
Le parquet souligne que le partage de telles informations peut être sanctionné. "La divulgation d'informations personnelles concernant une personne ou une organisation sur les réseaux sociaux, sans le consentement de cette personne ou organisation, peut entraîner des conséquences pénales."

