Des concentrations très élevées de 1,2,4-triazole ont été trouvées dans les eaux usées d'une entreprise d'Ypres. Il s'agit d'un produit souvent utilisé comme fongicide. Les rejets de l'entreprise concernée contribuent "de manière significative" au dépassement de la norme relative au triazole dans l'eau potable du bassin "De Blankaart", en Flandre occidentale. Selon le ministre flamand de l'Environnement et de l'Agriculture, Jo Brouns (CD&V), il n'y a pas de risque pour la santé, mais des mesures ciblées seront prises.
Une entreprise d’Ypres à l’origine d’une pollution de l'eau au triazole en Flandre occidentale
Le 20 décembre, le ministre CD&V a accordé à la société flamande de gestion de l'eau "Watergroep" une dérogation temporaire pour la substance 1,2,4-triazole de 1 microgramme par litre alors que la valeur de précaution européenne est de 0,1 microgramme par litre. Selon le ministre, cet assouplissement temporaire était nécessaire pour continuer à assurer l'approvisionnement en eau potable en Flandre occidentale.
"De Watergroep" avait trois mois pour élaborer un plan d'actions. Dans ce cadre, une concentration importante de triazole a été détectée dans l'Ieperlee (Yperlée), l'un des cours d'eau importants de la région du Westhoek. Les échantillons montrent des concentrations élevées (18 microgrammes de 1,2,4-triazole par litre) dans les eaux usées rejetées par une entreprise d'Ypres. "Ce rejet contribue largement au dépassement observé de la concentration de triazole dans De Blankaart", indique un rapport.
L'eau du robinet est "parfaitement sûre", selon le ministre. Il a toutefois demandé à l'inspection de l'environnement de prendre des mesures supplémentaires avec l'entreprise. Le ministre espère ainsi ramener la norme temporaire autorisée dans l'eau potable d'1 microgramme au niveau normal (0,1 microgramme par litre).
Le ministre a également pris contact avec les ministres wallons et français compétents.
