1.000 "tickets" partis en 7 minutes et demie durant la nuit: on ne parle pas ici de la vente des entrées pour un concert exceptionnel, mais bien des "chèques carrière" de la Flandre, que la ministre flamande de l’Emploi Zuhal Demir (N-VA) a décidé le mois dernier de limiter. Dans l'attente d'une réforme de ce système, qui selon elle coûte bien trop cher aux autorités, elle a décidé de limiter le nombre de chèques disponibles à 1.000 par mois. Durant la nuit, le millier prévu pour le mois d'avril s'est écoulé en moins de 8 minutes. De Tijd a révèlé l'information mardi, confirmée par le VDAB.
Les chèques carrière flamands, limités à 1.000 pour le mois d’avril, partis en 7,5 minutes
Les chèques carrière permettent aux indépendants ou employés de suivre un "accompagnement de carrière" à un prix avantageux. Cet accompagnement doit par exemple leur permettre de se réorienter vers un travail qui leur correspond vraiment. Le chèque carrière est utilisé pour payer un coach professionnel, dans un centre spécialisé. Le travailleur paie deux fois 45 euros pour un total de 7 heures d'accompagnement, d'une valeur réelle de 182 euros par heure, selon l'administration flamande. Le système est réservé aux personnes qui ont travaillé déjà au moins 7 années.
La demande est bien plus élevée que le millier de chèques désormais octroyés par mois. Le VDAB indique examiner comment il est possible d'améliorer la réservation sur le plan technique.
La décision de la ministre flamande Zuhal Demir d'économiser sans attendre, avant même de mettre en place une réforme, est critiquée par différents acteurs.
Mardi, la secrétaire générale de l'Interrégionale flamande de l'ABVV (syndicat socialiste), Miranda Ulens, a estimé que cette gestion "stop and go" allait nuire au système. La ministre "abandonne aussi bien des travailleurs qui ont besoin d'aide que ceux qui offrent de l'accompagnement de carrière". Dans les rangs écologistes, l'élue Groen Eva Platteau juge la situation "complètement absurde"
