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Greenpeace a mené une action en mer du Nord pour dénoncer la dépendance au gaz russe et américain

Huit militants de la filiale belge de Greenpeace ont mené jeudi une action auprès d'un méthanier américain en mer du Nord. L'organisation de protection de l'environnement dénonce la dépendance persistante de l'Europe à l'égard du gaz fossile, qu'il provienne de Russie ou des Etats-Unis. Quelques heures après avoir confronté un méthanier américain, les activistes ont aussi mené une action auprès du méthanier Fedor Litke (photo), en provenance de l'Arctique Russe.

Anne François Belga
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Ces dernières années, l'Union européenne est devenue de plus en plus dépendante des livraisons de gaz fossile par des méthaniers, pour remplacer en partie le gaz russe qui arrivait en Europe par des gazoducs. Le gaz naturel liquéfié (GNL) est pourtant plus nocif pour le climat que le gaz 'normal' et plus cher, relève Greenpeace. Zeebrugge, port de destination du méthanier US ciblé jeudi par Greenpeace, est devenu une plaque tournante majeure pour le GNL, en provenance de Russie, mais aussi du Qatar et des États-Unis.

"Nous ne pouvons tout simplement pas remplacer le gaz de Poutine par le gaz de Trump", martèle Mathieu Soete, chargé de campagne chez Greenpeace Belgique. "Les responsables politiques européens appellent à une augmentation des importations de gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis et du Qatar. Au lieu de rendre l'Europe plus indépendante et résiliente, ils jouent ainsi le jeu de Trump et Poutine".

"Nous appelons notre nouveau ministre de l'Energie, Mathieu Bihet, à se positionner en faveur de la sortie claire et définitive du gaz fossile, une énergie aussi désastreuse pour la planète que pour les droits humains."

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Greenpeace a mené son action au large de la Côte belge

Un méthanier russe

Le méthanier Fedor Litke est le premier navire transportant du gaz russe à destination de Zeebrugge depuis l'entrée en vigueur, le 26 mars, de l'interdiction européenne de transborder du gaz russe vers des destinations en dehors de l'Union européenne. "Alors que l'interdiction de transbordement de GNL russe est entré en vigueur ce 26 mars, force est de constater que dans le même temps et avec beaucoup d'hypocrisie, nos importations en GNL russe ne cessent d'augmenter", a déploré Mathieu Soete, présent à bord du Arctic Sunrise.

Pendant l'action, le méthanier a fait demi-tour, bien qu'il soit toujours destiné au terminal de Zeebrugge. En 2024 et début 2025, l'expansion de la capacité de regazéification du terminal a été accélérée et un nouveau contrat a été signé pour l'importation de GNL en provenance des États-Unis, selon Greenpeace Belgique.

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