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Bart De Wever : "Nous doutons de la sincérité des intentions de la Russie et de son engagement à respecter les accords"

Les dirigeants de 31 pays, dont le Premier ministre belge, Bart De Wever, étaient réunis à Paris ce jeudi, à l'invitation du président français, Emmanuel Macron, pour un nouveau sommet sur l'Ukraine. Ils ont exclu toute levée des sanctions visant la Russie, envisageant, au contraire, de les renforcer pour accentuer la pression sur Moscou.

Eric Steffens Belga
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"Cela n'a aucun sens de mettre fin aux sanctions tant que la paix n'est pas réellement rétablie et nous en sommes malheureusement encore loin", a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz à l'issue du sommet. "Bien au contraire, ce dont nous avons discuté est de savoir comment nous pouvons accroître les sanctions", a quant à lui déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer.

"La Belgique se joint à l'unanimité qui règne actuellement parmi les alliés européens". C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre belge Bart De Wever, qui a participé au sommet de Paris. "Le message reste le même : nous devons continuer à soutenir l'Ukraine dans cette guerre. La meilleure garantie de sécurité est une armée ukrainienne forte dans une Ukraine libre. C'est pourquoi l'euro dépensé pour l'Ukraine est l'euro le mieux dépensé en Europe".

Bart De Wever a ajouté que les alliés européens sont sceptiques quant aux intentions de paix de la Russie. "Nous ne croyons pas que les paroles de la Russie soient sincères ni qu'elle respectera les accords. Nous espérons que les États-Unis parviendront bientôt à la même conclusion. En effet, ces derniers temps, certains fonctionnaires américains se sont empressés d'adopter la version russe des faits, comme l'envoyé spécial Steve Witkoff".

"Le leadership de Macron et de Starmer est le bienvenu"

"Cette 'coalition des pays volontaires' (coalition of the willing) est actuellement le meilleur espoir en matière de multilatéralisme". C'est ce qu'a affirmé le Premier ministre belge, tout en précisant qu'il était important que notre pays contribue également à cette coalition.

"Je pense que nous devons jouer notre rôle", ajoute-t-il. "Le leadership de Starmer et Macron est le bienvenu, tout comme les décisions prises récemment en Allemagne (avec un renforcement historique de son budget de la défense, ndlr). Il y a des attentes de la part d'autres pays, qui se tournent vers nous lorsqu'ils recherchent la sécurité et la stabilité. C'est donc aussi l'occasion de forger ce groupe et de créer une structure". 

Selon Bart De Wever, les dirigeants européens continueront à se rencontrer pour discuter des problèmes, mais aussi pour envoyer un signal. "En nous réunissant physiquement, nous montrons que nous sommes unis. C'est un message en soi".

Ce sommet, qui a duré plus de trois à heures à l'Elysée, était destiné à finaliser des garanties de sécurité pour Kiev, dont un éventuel déploiement militaire européen dans le cadre d'un futur accord de paix avec la Russie, encore très hypothétique. Ses participants étaient rassemblés autour du président français Emmanuel Macron, de son homologue ukrainien et de Keir Starmer, tous trois à la manoeuvre pour faire entendre la voix de l'Ukraine et des Européens face au spectaculaire réchauffement des relations entre les Etats-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine.  

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