Le point de contact central pour signaler les situations suspectes dans les ports belges, PortWatch, a reçu 90 signalements - dont la plupart anonymes - au cours de sa première année d’existence. Une nouvelle campagne vient d'être lancée pour accroître la notoriété de la plateforme. Elle a pour slogan : "Quelque chose de suspect ? Signalez-le !".
En un an, 90 signalements de situations suspectes dans les ports via la plateforme PortWatch
La plateforme PortWatch permet de signaler des situations suspectes dans les ports d’Anvers, Gand, Zeebrugge et Ostende, et fournit des informations précieuses à la police, souligne la ministre de la Justice Annelies Verlinden. Elle souhaite donc faire connaître cet outil au plus grand nombre, par le biais d’une nouvelle campagne de sensibilisation, un an après le lancement de la plateforme.
Le site internet portwatch.be est désormais disponible en trois langues : anglais, français et néerlandais. Il sera bientôt accessible aux utilisateurs germanophones et hispanophones également. Les autorités espèrent mobiliser non seulement les dockers, mais aussi le personnel navigant, les pêcheurs et le personnel administratif dans les ports.
Les signalements peuvent concerner des navires ou des camions arrêtés dans des zones inhabituelles, ou des personnes effectuant des reconnaissances autour de conteneurs et de bateaux. Ils peuvent être introduits de façon anonyme. Sur 90 signalements reçus, 77 étaient anonymes.
"Nous voyons parfois des représailles au sein des bandes criminelles organisées. Si nous ne pouvions pas garantir l'anonymat de ces sources, cela signifierait qu'ils ne seraient pas en sécurité, mais ils le sont absolument. L'anonymat est très strict", souligne la ministre de la Justice. "Et chaque signalement peut faire la différence dans la lutte contre la criminalité". Notamment dans la lutte contre le trafic de drogues.

