Quatre jeunes âgés de 18 à 21 ans ont été interpellés et incarcérés pour des soupçons de vol, traitements dégradants et voyeurisme au sein d'une maison de repos et de soins à Audenarde (Flandre orientale). Deux des suspects travaillaient au sein de l'établissement. Des images ont été trouvées sur le téléphone du plus jeune, montrant des résidents battus et humiliés. Le directeur a déclaré jeudi ne pas pouvoir relier trois quarts des images présentées par la police à des résidents du centre.
Quatre jeunes arrêtés, soupçonnés de vol et traitements dégradants dans un home à Audenarde
La police de la zone Ardennes flamandes a été informée le 7 mars d'un vol de bijoux et 15 euros dans la maison de repos et de soins Meerspoort, à Audenarde, a indiqué le parquet de Flandre orientale. Rapidement, un étudiant jobiste de 18 ans a été identifié comme suspect et interpellé. La police a alors découvert sur son téléphone des vidéos montrant des résidents agressés et humiliés. Le suspect de 18 ans a été mis en examen et incarcéré pour vol, traitements dégradants et voyeurisme.
L'enquête a permis d'identifier trois autres suspects, également placés en détention. Il s'agit du frère du jobiste interpellé, âgé de 20 ans et qui travaillait aussi à Meerspoort, ainsi que d'un autre homme de 19 ans et de la compagne du premier suspect, âgée de 21 ans. Cette dernière travaillait comme étudiante jobiste dans un centre de soins pour adultes en situation de handicap à Courtrai (Flandre occidentale), dont elle a été licenciée après la découverte d'une victime dans cet établissement. La jobiste aurait filmé au moins une vidéo alors qu’elle frappait une résidente de ce centre courtraisien.
Le directeur de Meerspoort à Audenarde a été entendu par la police, qui lui a montré une cinquantaine de captures d'écran des vidéos découvertes. Il n'a pu relier les trois quarts des images de victimes avec des résidents de son établissement. C'est ce qu'a déclaré jeudi l'avocat du centre, Kristiaan Vandenbussche.
Le parquet poursuit son travail pour identifier l'ensemble des victimes, a indiqué jeudi sa porte-parole.
