La ministre flamande Cieltje Van Achter (N-VA), en charge de Bruxelles et des Médias, a entamé jeudi après-midi un 'Tour des dix-neuf communes' de la capitale en faisant halte dans celle de Watermael-Boitsfort, dont le bourgmestre n'est autre que le formateur MR du gouvernement bruxellois David Leisterh (photo). Selon la ministre nationaliste, c’est la première fois qu’un ministre flamand responsable pour Bruxelles prend une telle initiative.
La ministre flamande en charge de Bruxelles, Cieltje Van Achter, a entamé un tour des 19 communes
Avec cette tournée des communes, Cieltje Van Achter espère renforcer les liens entre les collectivités locales de Flandre et de Bruxelles. "Nos communes ont des compétences et responsabilités spécifiques à l'égard de leurs habitants néerlandophones. En tant que ministre flamande, je veux voir où je peux soutenir et renforcer les services néerlandophones", expliquait-elle.
Van Achter a rappelé que la Flandre investit chaque année plus d'1,3 milliard d'euros en Région bruxelloise. Cette injection de moyens dans les écoles néerlandophones, les maisons de la culture, les clubs sportifs et les initiatives de soins "fait une différence tangible dans la vie quotidienne de dizaines de milliers de Bruxellois".
La ministre flamande bruxelloise a déjà pris contact avec plusieurs communes. Elle a reçu une fin de non-recevoir auprès de celle de Woluwe-Saint-Lambert dont le bourgmestre Olivier Maingain (ex-Défi) estime que la rencontre avec Cieltje Van Achter n'est "pas assez urgente". Par ailleurs, plusieurs bourgmestres socialistes francophones, dont celui de la Ville de Bruxelles Philippe Close, ont déjà accepté de la rencontrer.
Première commune symbolique
Le coup d'envoi du "tour" dans la petite commune de Watermael-Boitsfort revêt un caractère symbolique. Watermael-Boitsfort est en effet dirigée par le potentiel futur ministre-président bruxellois David Leisterh (MR), dont la mission de formation est toutefois suspendue actuellement.
Cieltje Van Achter a jugé que la visite de jeudi prouvait qu'il est "possible de coopérer et de dialoguer dans l'intérêt des Bruxellois" au niveau local. "Il appartient maintenant aux partis au niveau du gouvernement bruxellois de suivre cet exemple", a-t-elle ajouté. Neuf mois après les élections fédérales et régionales du 9 juin 2024, la Région de Bruxelles-Capitale n’a toujours pas de nouveau gouvernement.
