La Ville de Bruxelles a décidé d’allouer une prime linguistique mensuelle de 155 euros bruts aux enseignants néerlandophones titulaires d’une certification en français, indique le média bruxellois BRUZZ. L’administration veut ainsi pallier la pénurie d’enseignants qui peuvent donner des cours de français dans les écoles néerlandophones de la Ville. "Nous voulons aussi motiver des gens qui viennent d’autres secteurs à suivre une formation d’enseignants", indique l’échevine de l’enseignement néerlandophone Anaïs Maes.
La Ville de Bruxelles accorde une prime linguistique aux enseignants qui peuvent donner le français dans ses écoles néerlandophones
En Région bruxelloise, les écoles néerlandophones doivent donner des cours de français à leurs élèves, y compris en primaires. Les écoles francophones sont, elles, tenues d’enseigner le néerlandais à leurs élèves. Dans les écoles néerlandophones de la Ville de Bruxelles les cours de langue commencent - comme dans beaucoup d’écoles bruxelloises - déjà en première primaire. Mais ces écoles sont confrontées à une pénurie d’enseignants possédant le diplôme adéquat (certificat ou preuve d’un crédit) pour donner cours de français.
C’est la raison pour laquelle l’administration de Bruxelles Ville a lancé une prime linguistique. Les titulaires d’un diplôme d’enseignant qui ont obtenu un crédit ou une attestation pour donner cours de français recevront dès le mois d’avril une prime mensuelle brute de 155 euros. La nouvelle mesure a été approuvée ce lundi par le conseil communal.
"Cette prime peut aussi encourager les nombreux enseignants dans nos écoles qui viennent d’un autre secteur à suivre la formation", estime l’échevine Anaïs Maes. "Les personnes qui ont déjà suivi une formation d’enseignant mais qui n’ont pas encore la certification pour donner cours de français, peuvent aussi être stimulées par cette prime à obtenir cette certification".
Anaïs Maes souligne également que la Ville de Bruxelles accorde beaucoup d’importance au multilinguisme. "Diverses écoles néerlandophones participent ainsi à des projets sportifs ou culturels avec des écoles voisines francophones".
