Pour l'Open VLD, la N-VA doit faire et fera partie du nouveau gouvernement bruxellois."Tout le monde doit être mis dans le bain", a déclaré le négociateur bruxellois de l'Open VLD Bruxelles, Frédéric De Gucht, au siège du parti dont le bureau se réunissait lundi matin.
La formation bruxelloise reste bloquée : l’Open VLD maintient sa position en faveur d'un gouvernement avec la N-VA
"L'Open VLD n'entrera que dans un gouvernement qui offre des solutions à Bruxelles, et qui doit pour ce faire conclure des accords avec le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand et le gouvernement wallon. C'est pourquoi le plus grand parti du pays, la N-VA, est le mieux placé pour faire partie du gouvernement bruxellois, a déclaré le négociateur bruxellois de l'Open VLD Bruxelles.
Frédéric De Gucht a une nouvelle fois insisté sur le respect de la loi spéciale sur les institutions bruxelloises et sur celui des deux communautés. L'Open VLD participera lundi après-midi à la réunion à laquelle les informateurs ont convié sept partis, vendredi, en présentant les conclusions de leur mission. La N-VA n'en fait pas partie.
"Je vais écouter les intentions des informateurs. Je veux savoir sur quelle base ils ont choisi leur solution", a déclaré M. De Gucht.
"Les informateurs doivent proposer une solution"
Pour Elke Van den Brandt (Groen) et Christophe De Beukelaer (Les Engagés), seule une coalition réunissant le MR, le PS, Les Engagés, Groen, l'Open VLD, Vooruit et le CD&V a une chance d'aboutir.
Quid dès lors que l'Open VLD rejette cette piste? Frédéric De Gucht a fait remarquer que c'est l'Open VLD qui avait permis d'obtenir une majorité du côté néerlandophone après cinq mois en faisant un pas en arrière (ndlr: en se montrant disposé à se contenter d'un mandat de commissaire de gouvernement actuellement inexistant dans la configuration suggérée par le parti libéral flamand).
"Ce n'est donc pas à nous de décider si la solution des informateurs n'est pas acceptée. Les informateurs doivent proposer une solution. Ils pensaient avoir une solution, mais ils doivent maintenant assumer leur responsabilité jusqu'au bout", a ajouté M. De Gucht.
