Les informateurs bruxellois Elke Van den Brande (Groen) et Christophe De Beukelaer (Les Engagés) ont demandé vendredi, au terme de leur mission, à sept formations de se prononcer d'ici lundi sur l'option d'une coalition à sept partis: MR,PS, Les Engagés; Groen, Vooruit, Open VLD et le CD&V mais donc sans la N-VA. Les sept partis n'ont pas encore conclu d'accord ; ils disposeront d'un week-end pour réfléchir à cette option.
Les informateurs bruxellois demandent à 7 partis de se prononcer sur la formation d'un gouvernement sans la N-VA
Il existe selon les informateurs bruxellois une volonté largement partagée à la fois d'avancer sur des réformes, notamment face au défi budgétaire d'un niveau jamais atteint en Région bruxelloise, mais aussi de coopérer avec le gouvernement fédéral dans une série de domaines dont la sécurité.
Les informateurs proposent donc un gouvernement sans la N-VA, qui faisait pourtant partie de la majorité néerlandophone initiale. Mais le PS s'est opposé ces derniers mois à la participation de la N-VA au pouvoir à Bruxelles. Cela a conduit à une impasse dans les négociations gouvernementales.
L’Open VLD va-t-il abandonner la N-VA ?
On ignore si la majorité proposée verra effectivement le jour. Ce matin, le leader bruxellois de l’Open VLD, Frédéric De Gucht, a déclaré à la radio qu'il restait attaché à la N-VA. Il reste à voir si le MR et le Vooruit accepteront un gouvernement sans la N-VA.
Fin de la mission des deux informateurs
Les deux informateurs avaient entamé leur mission il y a trois semaines après la décision du formateur MR David Leisterh, de faire un pas de côté après des mois de tentatives infructueuses pour coaliser des formations à même de constituer une majorité et un gouvernement régional de plein exercice dont la Région-capitale est privée depuis les élections de juin dernier.
Durant trois semaines, les deux informateurs ont rencontré toutes les formations du Parlement bruxellois hormis le Vlaams Belang. Ils l'ont fait en deux tours de consultations entrecoupés par une séquence de "tables de dialogue" destinées à (re)mettre autour d'une même table, des acteurs qui ne se parlent guère par les temps politiquement agités qui courent. Cela fut notamment le cas de Cieltje Van Achter (N-VA) et Ahmed Laaouej (PS) ou de celui-ci et du président du MR Georges-Louis Bouchez (MR).
Au cours des derniers jours, on a observé de nombreuses allées et venues au siège du Parlement bruxellois mais sur un mode bien plus discret que celui adopté par certains protagonistes au cours des derniers mois.
Cela ne préjuge en rien l'issue des travaux de Christophe De Beukelaer et d'Elke Van den Brandt, ni de la suite qui y sera donnée, mais cela montre que l'état d'esprit a évolué au sein des principales formations au centre du jeu, après des mois d'invectives et vétos exprimés ici et là.
