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L'intérêt pour le test de détection était grand, ce jeudi, aux hôpitaux ZAS

Des hôpitaux anversois proposent un auto-test pour les reins : "Une personne sur 10 à des problèmes, sans le savoir"

A l’occasion de la Journée mondiale du rein, les campus Cadix et Middelheim de l’hôpital anversois Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS) proposaient ce jeudi à qui le souhaitait un auto-test et un godet pour un échantillon d’urine. De quoi vérifier si les reins sont en parfaite santé. Dix pourcents des citoyens ne savent en effet pas qu’ils ont un problème rénal, qui peut entrainer des maladies cardiovasculaires.

Anne François
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Le thème de cette Journée mondiale du rein était "Faites tester votre urine", car une personne sur dix présente des problèmes aux reins sans s’en rendre compte. Dans le hall d’entrée des hôpitaux Cadix et Middelheim appartenant au groupe Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS), un auto-test était proposé ce jeudi aux visiteurs ou patients.

Après avoir trempé une bandelette dans un échantillon d’urine frais, on pouvait ainsi comparer la couleur que prend cette bandelette avec celles représentées sur une carte. Si le changement de couleur indique la présence de protéines dans l’urine, cela peut indiquer un problème rénal et il vaut mieux aller voir son généraliste. Les hôpitaux distribuaient aussi des petits pots pour récolter un peu d’urine. Ceux qui voulaient être fixés rapidement sur leur état de santé pouvaient faire l’auto-test sur place.

"Les reins sont un organe fondamental", expliquait le docteur Koen Bouman, chef du service de néphrologie du ZAS. "Ils veillent à ce que le sang soit purifié de trop de déchets, d’eau et de sel. Mais c’est aussi un organe humble, qui se fait peu remarquer quand il ne va pas bien. Souvent, un problème persiste déjà depuis des années avant que le patient ne s’en plaigne. Il est donc important de faire un test".

"Occupé! Je fais le test d'urine pour détecter d'éventuels problèmes rénaux", indique la petite pancarte

Un style de vie sain

Lorsque les reins fonctionnent moins bien, de l’humidité et des déchets s’accumulent, perturbant le fonctionnement du corps. C’est mauvais pour les vaisseaux sanguins et le cœur. Souvent le diabète et une hypertension artérielle sont à l’origine d’une détérioration des reins. "Beaucoup dépend aussi de notre style de vie. Il faut donc vivre sainement : bouger suffisamment, ne pas boire trop d’alcool, contrôler son poids tout comme sa tension artérielle", précise Koen Bouman.

Ce jeudi on pouvait faire un test d’urine aux hôpitaux ZAS Cadix et ZAS Middelheim à Anvers.

L'âge joue un rôle

Le risque de problèmes aux reins augmente avec l’âge. "Les reins commencent à s’user à partir de 30 ou 40 ans. Près de 40% des personnes âgées de plus de 70 ans ont une forme ou l’autre de maladie rénale chronique. Les dommages ne peuvent plus être réparés".

Plus tôt un problème rénal est détecté, au mieux on peut éviter que cette fonction ne se détériore rapidement. Les maladies rénales augmentent les risques d’artériosclérose et donc de maladies cardiovasculaires. Le risque de mourir d’un infarctus augmente alors sensiblement.

On entend parfois dire qu’il vaut mieux boire 1,5 litre d’eau par jour pour la bonne santé de ses reins. Les spécialistes conseillent cependant aux patients de boire avant tout quand ils ont soif. "Le fait qu’il faille beaucoup boire est un mythe. Le corps indique quand il faut boire parce qu’on attrape soif. Ce que vous buvez n’a pas vraiment d’importance, du moment que ce soit sain".

Chez les personnes âgées, il faut être plus attentif parce qu’elles ont moins vite soif. Elles ne sont pas non plus toujours capables de répondre à de la soif, par exemple parce qu’elles sont moins mobiles. Elles risquent alors de se déshydrater plus rapidement ou d’avoir des problèmes rénaux.

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