Un quart des offres d'emploi proposées par le service flamand de l'emploi VDAB - équivalent dans le nord du pays du Forem (Wallonie) et d'Actiris (Bruxelles) - requiert la connaissance d'une autre langue en plus du néerlandais, selon des chiffres de la ministre compétente Zuhal Demir. En 2024, 17,6% des offres du VDAB exigeaient la connaissance du français, et 17,2% de l'anglais. Mais d'autres langues sont également de plus en plus prisées, comme le turc et le polonais.
En Flandre, un quart des offres d'emploi demande une langue en plus que le néerlandais
Le "secteur" dans lequel on demande le plus souvent de connaitre plusieurs langues rassemble l'informatique, les médias et les télécoms. Selon la ministre flamande de l'Emploi Zuhal Demir, il y a un écart marqué entre l'offre et la demande, pas seulement sur le plan quantitatif.
"Quand une langue étrangère est un atout, on demande le plus souvent une bonne voire une très bonne connaissance. Or, beaucoup de chercheurs d'emploi affichent une connaissance de base ou des notions".
Finalement, l'offre de chercheurs d'emploi ayant une connaissance des langues correspondant à la demande des employeurs a "fortement baissé au fil des ans", constate la ministre.
Le chômage a légèrement augmenté en Flandre
Fin février, quelque 215.133 demandeurs d’emploi au chômage étaient inscrits au VDAB. Ce qui représente une augmentation de 2% en l’espace d’un an, indiquait récemment l’office flamand de l’emploi. Depuis un an environ, le chômage est légèrement en hausse en Flandre.
Dans plus de la moitié des cas (52%), les demandeurs d’emploi bénéficient actuellement d’allocations de chômage. Cela représente 112.696 personnes. Quelque 42% des demandeurs (ou 89.853 personnes) n’étaient pas actifs sur le marché du travail auparavant. Il s’agit de personnes bénéficiant du revenu d’intégration ou d’une allocation pour maladie, ou de personnes sans allocation qui ne travaillaient pas mais sont maintenant à la recherche d’un emploi.
Le taux de chômage en Flandre se situe actuellement à 6,8%. Les chiffres du VDAB indiquent des différences par province. Le Brabant flamand présente ainsi le taux de chômage le plus bas (5,3%), alors qu’Anvers possède le plus haut pourcentage de demandeurs d’emploi (8,4%). Dans les trois autres provinces, le pourcentage varie entre 6,1 et 6,7%.
