Le ministre fédéral du Budget Vincent Van Peteghem (CD&V) est d'accord pour que les investissements dans la Défense montent à 2% du PIB dès cet été, mais ces moyens supplémentaires devront être compensés, a-t-il prévenu dimanche sur VTM. "Toute dette que nous contractons aujourd'hui s'ajoute à la dette publique, qui est déjà élevée", fait-il observer.
Le ministre Van Peteghem veut des compensations pour l'augmentation du budget Défense
Le programme du gouvernement De Wever prévoit actuellement de porter les investissements dans la Défense à 2% du PIB - la fameuse norme Otan - d'ici à 2029, avant de grimper à 2,5% d'ici à 2034. Cela nécessite un effort budgétaire de 17,2 milliards d'euros ces quatre prochaines années, a calculé le vice-Premier ministre CD&V.
Mais cette trajectoire n'est plus d'actualité en raison des développements internationaux. Vincent Van Peteghem est lui aussi convaincu que les 2% doivent être disponibles dès cet été. Le plan "Réarmer l'Europe", que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé cette semaine, doit y aider, en sortant certaines dépenses de défense du calcul des déficits et dettes publics.
Des "efforts d'économies supplémentaires"
Pour compenser ces investissements, le ministre confirme la piste de la vente de participations de l'État, avec lesquelles le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) veut alimenter un fonds de défense. Il mise également sur des "efforts d'économies supplémentaires" et sur des revenus des avoirs russes gelés. Il veut aussi demander aux entités fédérées une "petite part de l'effort" dans la garantie de sécurité générale.
Quant à la proposition du ministre Francken de lancer un bon d'État dont les recettes serviraient à financer le réinvestissement dans l'armée, Vincent Van Peteghem reconnaît que cela pourrait aider à réunir les financements nécessaires. Lui-même avait lancé sous le gouvernement précédent un bon qui a permis de récolter 22 milliards d'euros. Mais il faut ensuite rembourser les investisseurs privés, rappelle le ministre.
