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Dans certains hôpitaux bruxellois les soins ne sont pas donnés en néerlandais : création un point de contact pour les plaintes

Le ministre flamand de la Périphérie bruxelloise, Ben Weyts, s'associe à la mise en place d'un nouveau point de contact pour collecter les plaintes de patients qui n'ont pas pu compter sur des soins en néerlandais de la part des services d'urgence et des hôpitaux bruxellois. L'initiative émane du Mouvement populaire flamand Vlaamse Volksbeweging (VVB), de l’Association des médecins flamands Vlaams Artsenverbond (VAV) et du Comité flamand pour Bruxelles Vlaams Komité voor Brussel (VKB). Le nouveau point de contact doit aussi faciliter les démarches juridiques à l’encontre des hôpitaux (publics) bruxellois qui ne respectent pas l’obligation de bilinguisme.

Anne François Belga
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"Les néerlandophones de la périphérie bruxelloise et de Bruxelles ont le droit d'être soignés dans leur propre langue, en particulier dans les situations où chaque seconde compte. C'est tout simplement un droit humain", déclare le ministre flamand Ben Weyts. "Nous avons déjà essayé à maintes reprises d'inscrire cette question à l'ordre du jour politique, mais à chaque fois, c’est resté lettre morte. C'est pourquoi nous changeons maintenant notre fusil d'épaule et choisissons la voie juridique s'il le faut. Cela commence par la collecte de plaintes."

Les services d'urgence, les groupes d'urgence médicale et les hôpitaux publics de Bruxelles, mais aussi des communes flamandes de la périphérie bruxelloise, sont tenus par la loi d'être bilingues. Dans la pratique, cependant, ce n'est pas toujours le cas, font savoir les trois associations qui prennent l’initiative de créer un nouveau point de contact. Le gouvernement fédéral a accepté, dans l'accord de gouvernement, de suivre de près cette situation, mais entre-temps un nouveau point de contact flamand est prévu (www.taalklachten.be ).

Toutes les plaintes y seront recueillies et analysées. Si nécessaire, des poursuites judiciaires seront également engagées contre les hôpitaux qui ne respectent pas la législation, a indiqué en substance le ministre flamand. Ben Weyts estime que le manque de médecins à Bruxelles - et pas seulement des néerlandophones - ne peut servir d’excuse à un hôpital pour ne pas respecter la loi en matière de langue.

Ben Weyts rappelle l’exemple tragique d’une intervention effectuée fin 2023 à Roosdaal. Un bébé de moins d’un an y était décédé. Les parents n’ont cependant pas obtenu réponse à leurs questions parce qu’aucun des secouristes venant de la Région bruxelloise auxquels les parents ont parlé ne maitrisait suffisamment le néerlandais que pour leur expliquer ce qui était arrivé à leur fils.

Que dit la loi ?

La Région bruxelloise bilingue compte 15 hôpitaux avec des services d’urgence. Dans 12 cas, il s’agit d’hôpitaux publics qui sont obligés d’offrir les soins en deux langues.

Les trois autres hôpitaux - Erasme à Anderlecht, Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert et l’hôpital universitaire UZ Brussel à Jette - sont des hôpitaux universitaires. C’est le principe de la liberté de langue qui y règne, mais les services des urgences dépendent de la loi de 1966 sur l’emploi des langues en matière administrative qui stipule que les services publics doivent être bilingues.

En principe, un patient peut toujours demander lui-même à être emmené dans un hôpital francophone ou néerlandophone, si le voyage ne dure pas plus de 12 minutes de plus que le voyage vers l’hôpital le plus proche. Les secouristes ne sont obligés d’y donner suite, étant donné qu’il peut y avoir des raisons pratiques ou médicales pour refuser la demande du patient.

L'hôpital universitaire de Jette est le seul hôpital universitaire néerlandophone en Région bruxelloise

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