Seul un Bruxellois sur six se fait dépister pour le cancer du côlon, révèle l'hôpital universitaire de Bruxelles (UZ Brussel), qui a lancé en mars une campagne de sensibilisation à ce sujet. En Flandre, la moitié des personnes âgées de 50 à 74 ans procèdent à ce dépistage. Le kit de test leur est envoyé par la poste. La Fondation contre le Cancer rappelait cette semaine que près de 8.000 Belges se voient diagnostiquer un cancer colorectal chaque année.
Seul 1 Bruxellois sur 6 fait un dépistage pour le cancer du côlon, l'UZ Brussel a lancé une campagne de sensibilisation
Afin de sensibiliser patients, visiteurs et personnel hospitalier à la prévention du cancer du côlon, l'UZ Brussel déploie ces mercredi et jeudi un côlon géant gonflable dans l'hôpital. Chaque année, environ 7.500 Belges sont touchés par le cancer du côlon, ce qui représente environ 20 diagnostics par jour. Il s'agit du deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes et du troisième chez les hommes. Détectée à un stade précoce, cette maladie est pourtant facilement traitable, rappelle l'UZ Brussel.
En Flandre, les personnes âgées de 50 à 74 ans reçoivent automatiquement un kit de test par voie postale. Environ une personne sur deux l'utilise. À Bruxelles, en revanche, les personnes reçoivent une lettre d'invitation, après quoi elles doivent aller chercher elles-mêmes le kit de dépistage à la pharmacie. Par conséquent, beaucoup moins de dépistages sont effectués dans la capitale.
"Seul un Bruxellois sur six se soumet à un test de dépistage efficace, ce qui montre qu'il y a un besoin urgent de sensibiliser à ce type de cancer", souligne le Dr Magali Surmont, gastro-entérologue à l'UZ Brussel.
Près de 8.000 diagnostics de cancer colorectal chaque année
Le cancer colorectal (qui se développe à l’intérieur du côlon ou du rectum) figure parmi les cancers les plus fréquents en Belgique, avec près de 8.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Il entraîne plus de 2.600 décès par an, selon la Fondation contre le Cancer. La sensibilisation au dépistage du cancer du côlon a donc été mise au cœur de ce mois de mars.
Le cancer colorectal demeure la deuxième cause de décès par cancer en Belgique. Pourtant, lorsqu'il est détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 90 % des cas, d'où la nécessité d'effectuer régulièrement un colotest.
La pathologie touche majoritairement les personnes de 50 ans et plus (90 % des cas). Outre l'âge, les antécédents familiaux constituent un facteur de risque majeur. "Le risque de développer un cancer colorectal est doublé si un parent au premier degré en a été atteint", souligne la Fondation contre le Cancer. Par ailleurs, une consommation excessive de viande rouge, de charcuterie ou d'alcool peut également favoriser son apparition.
La Wallonie, la Flandre et la Région de Bruxelles-Capitale ont mis en place un programme de dépistage systématique. Les Belges de 50 à 74 ans, ne présentant pas de risques particuliers, peuvent recevoir gratuitement un kit de dépistage chez leur pharmacien, tous les deux ans. Ce test permet de détecter la présence de sang dans les selles, un des principaux signaux d'alerte de la maladie. En cas de résultat positif, des examens complémentaires sont prescrits, en particulier une coloscopie.
Afin d'améliorer la rapidité de diagnostic, les équipes de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (HUB) ont mis en place un nouveau parcours de diagnostic du cancer colorectal. À l'occasion du mois de sensibilisation au cancer colorectal, un côlon géant sera installé les 26 et 27 mars dans le hall de l'Hôpital Érasme et de l'Institut Jules Bordet. Les visiteurs pourront entrer à l'intérieur de la structure pour mieux comprendre le cancer colorectal.
