La coproduction belgo-lettone "Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau" de Gints Zilbalodis a remporté dimanche soir à Hollywood l'Oscar du meilleur film d'animation. Par ailleurs, "Emilia Pérez", l'odyssée musicale de Jacques Audiard qui est coproduite par la société de production des frères Dardenne n'a obtenu que deux Oscars.
La coproduction belgo-lettone "Flow" remporte l'Oscar du meilleur film d'animation
Le film "Flow", qui suit les aventures d'un chat, défendait les couleurs de la Lettonie dans cette catégorie, mais aussi dans celle du "Meilleur film international". Le studio bruxellois Take Five a toutefois participé à la postproduction du film, notamment pour la création des effets sonores.
Sans paroles, cette odyssée où le félin outrepasse sa méfiance pour accueillir sur son voilier des animaux très différents a ému l'Académie. Elle surpasse "Le Robot Sauvage", "Vice-Versa 2", "Mémoires d'un Escargot" et "Wallace et Gromit : La palme de la vengeance".
En recevant la statuette, le réalisateur a fait part de son honneur que son oeuvre permette à son pays, la Lettonie, d'être pour la première fois remarqué par les Oscars.
"Flow" a aussi déjà remporté aux Etats-Unis le Golden Globe du Meilleur film d'animation, et en France le César du meilleur film d'animation.
Emilia Pérez, la coproduction belge n’obtient que deux Oscars
"Emilia Pérez", l'odyssée musicale de Jacques Audiard sur la transition de genre d'un narcotrafiquant mexicain été largement boudée, après le scandale suscité par les anciens tweets racistes et islamophobes de son actrice principale, Karla Sofía Gascón. Le film est coproduit par "Les Films du Fleuve", société de production des frères Dardenne et compte des chorégraphies signées par le Bruxellois Damien Jalet. Le long-métrage avait décroché 48 heures plus tôt à Paris le César du meilleur film.
Malgré 13 nominations, un record pour une production non anglophone, ce film tourné principalement en espagnol a reçu seulement deux Oscars : celui du meilleur second rôle féminin pour Zoe Saldana (photo) et de la meilleure chanson, pour "El Mal", titre phare où son personnage d'avocate se révolte contre la corruption de la société mexicaine.
La statuette du meilleur film international lui a échappé au profit du drame brésilien "Je suis toujours là", sur la résistance d'une mère courage contre l'ex-dictature brésilienne.

