Le front commun syndical CGSP Cheminots/ACOD Spoor et CSC/ACV Transcom a annoncé ce vendredi pas moins de 18 journées de grève pour les cinq mois à venir. A commencer par une grève nationale le 17 mars et une participation le 31mars à une journée de grève nationale générale. Entre avril et juin, il devrait y avoir 4 jours de grève par mois, répartis sur les différentes régions. Les syndicats entendent ainsi protester contre les mesures en matière de pension ainsi que les coupes dans le budget de la SNCB, prévues par le gouvernement fédéral.
Les grands syndicats ferroviaires annoncent 2 grèves en mars, et davantage d'avril à juin
Vendredi dernier à 22h débutait une grève de 9 jours qui prendra fin ce dimanche à 22h, menée par deux syndicats indépendants du rail (SIC et SACT). Les grands syndicats n’ont pas pris part à cette action de protestation contre les mesures annoncées par le gouvernement fédéral (à propos des pensions notamment), mais se concertent actuellement sur des actions à venir. Certaines d’entrte elles seraient déjà concrètes.
Ainsi, le lundi 17 mars, tous les cheminots seront en grève nationale. D'avril à juillet, les syndicats prévoient quatre jours de grève par mois. Les modalités de ces actions seront communiquées ultérieurement.
Le 31 mars, la CGSP Cheminots et la CSC/ACV-Transcom participeront également à la grève générale des services publics qui affectera divers services. Les préavis de grève couvriront l'ensemble du personnel des chemins de fer et de ses filiales, quel que soit le lieu de travail.
Contre les économies et la réforme des pensions
Par cette mobilisation, les syndicats s'opposent aux mesures du nouveau gouvernement fédéral qui touchent "à nos droits en matière de pension", précise un communiqué. "C'est du vol qualifié et une rupture de contrat", s'offusquent les organisations syndicales.
Par ailleurs, il semblerait que la trajectoire budgétaire de l'Arizona (N-VA, Vooruit, CD&V, MR et Les Engagés) fixe les économies pour la SNCB, au terme des cinq prochaines années, à 675 millions d'euros. "On connait la musique: encore moins de personnel et plus de productivité", dénoncent en chœur les syndicats socialiste et chrétien. Ceux-ci indiquent que des rencontres sont prévues sur base régulière avec le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke, mais regrettent n'avoir "toujours aucune nouvelle" du ministre des Pensions, Jan Jambon.
D'après le président du syndicat flamand ACOD Spoor, il n'y avait pas d'alternative à la grève. "Cela fait 20 ans que des économies sont réalisées sur les chemins de fer et la ponctualité n'a depuis lors cessé de baisser. Même avec le service minimum, les rames sont réduites. Tout le monde voit bien que les choses tournent mal".

