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Lissandry (28 ans) a été diagnostiquée avec une leucémie il y a 4 ans, mais elle est en rémission depuis 3 ans.

9 jeunes adultes sur 10 atteints d’un cancer sont encore en vie 5 ans après le diagnostic de la maladie

9 jeunes adultes sur 10 chez qui un cancer a été diagnostiqué sont encore en vie 5 ans après le diagnostic de la maldie. 15 ans après le diagnostic, plus de 8 sur 10 sont encore en vie, selon les nouveaux chiffres du Belgian Cancer Registry (BCR). Mais même si les taux de survie sont de plus en plus élevés, l'impact du cancer reste également important. "Ma vie entière a été bouleversée et j'en porte encore les séquelles", a déclaré Lissandry (28 ans) chez qui une leucémie a été diagnostiquée il y a 4 ans.

Eric Steffens Ine Philippe
Publié:

Chaque jour dans notre pays, 5 jeunes adultes âgés de 16 à 35 ans apprennent qu'ils sont atteints d’un cancer. Cela étant, le cancer chez les jeunes adultes reste une maladie assez rare. Chez les personnes de plus de 36 ans, on diagnostique environ 200 cancers par jour.

En outre, les taux de survie des jeunes adultes atteints d'un cancer sont élevés : 9 jeunes adultes sur 10 chez qui un cancer a été diagnostiqué sont encore en vie 5 ans après le diagnostic. 15 ans plus tard, plus de 8 sur 10 sont encore en vie. Bart Van Gool, du Belgian Cancer Registry, insiste sur le fait que ces chiffres sont des moyennes calculées à partir d'un large échantillon. "Ils ne commentent pas la situation des patients individuels. En outre, les taux de survie dépendent fortement du type de cancer".

"Les cancers les plus fréquents chez les jeunes adultes, comme le cancer des testicules et le cancer de la thyroïde, ont généralement un très bon pronostic. Le cancer du poumon, quant à lui, se situe à l'autre extrémité du spectre : dans ce groupe, malheureusement, seuls 50 % sont en vie après cinq ans."

Un groupe résilient et de meilleures thérapies

"Il s'agit d'une population jeune et particulièrement résistante. Ils ont généralement peu d'autres maladies, ce qui n’est souvent pas le cas chez les personnes plus âgées", explique Bart Van Gool. "Cela les rend également éligibles à de nombreux types de thérapies".

En outre, selon Bart Van Gool, "on assiste ces dernières années à une évolution vers des thérapies de plus en plus ciblées et des diagnostics de plus en plus précis. En outre, les progrès de l'immunothérapie, qui renforce le système immunitaire du patient pour qu'il s'attaque au cancer, ont certainement joué un rôle dans l'amélioration constante des taux de survie".

Un impact important chez les jeunes adultes atteints de cancer

Le cancer chez les jeunes adultes est peut-être rare, mais pour ceux qui y sont confrontés, l'impact est particulièrement important. C'est ce que nous a confié Lissandry (28 ans) chez qui une leucémie a été diagnostiquée il y a quatre ans. Lissandry est en rémission depuis près de trois ans, mais elle a connu un parcours difficile avec la chimiothérapie, l'immunothérapie et une greffe de cellules souches.

Lissandry a également de grandes craintes de retomber malade ou de souffrir d'une complication. "Mais ce que je crains le plus, c'est de ne plus vouloir subir un autre traitement. Cela a été tellement traumatisant. J'ai peur de ne pas pouvoir faire face mentalement à une nouvelle maladie aussi grave".

C'est le corps qui commande

L'impact du cancer sur le corps ne doit pas être sous-estimé, selon Lissandry, même lorsque l'on est en rémission. "C'est mon corps qui commande et je ne peux qu'obéir. Je voudrais faire tellement plus, mais je ne peux plus". Pendant son traitement, Lissandry était surtout préoccupée par sa survie. « On passe à un mécanisme de survie et on n'a pas le temps d'y penser. On se contente de faire ce que disent les médecins.

"Au début, j'étais tellement fatiguée que je ne voyais pas les jours passer. Je n'avais pas non plus besoin de réfléchir beaucoup à ce moment-là. Mais je sais que j'ai aussi traversé des périodes difficiles. Il y a eu des moments où je ne savais plus où j'en étais et où j'avais envie d'arrêter".

Lissandry est en rémission depuis 3 ans. Pourtant, elle n'a pas l'impression que tout est derrière elle. "Ma vie a été complètement bouleversée et j'en subis encore les conséquences à cause de tous les effets secondaires que je subi encore. J'ai de bons jours, mais aussi de mauvais jours qui sont encore très présents dans ma vie."

"Il faut être gentil avec soi-même"

Lissandry était encore aux études lorsqu'on lui a annoncé qu'elle était atteinte d'un cancer. Elle n'a pas pu terminer ses études. Un jour, elle aimerait les reprendre, mais ce n'est pas possible pour l'instant. "En termes de concentration, c'est encore très difficile. Je ne peux pas imaginer assister à un cours pendant trois heures. C'est donc très difficile de recommencer."

En partageant son expérience, Lissandry souhaite informer et sensibiliser les gens. "Je veux faire savoir aux autres malades qu'ils ne sont pas seuls et leur servir de guide. De cette manière, je peux encore apporter une contribution positive."

Pour les autres malades, Lissandry a encore un message : "Ne soyez pas trop durs avec vous-même et demandez de l'aide quand vous en avez besoin. J'ai moi-même eu beaucoup de mal à le faire. Parfois, j'oublie tout ce que j'ai vécu et d'où je viens. Il faut donc être très gentil avec soi-même."

Pour toutes questions sur le cancer vous pouvez contacter le CANCERINFO de la Fondation contre le cancer au : 0800 15 801

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