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Projet pilote à Gand : 44 familles prêtes à accueillir un camarade de classe en cas de crise

À Gand, 44 familles se sont portées candidates à un hébergement temporaire en cas de crise d’un(e) camarade de classe de l’école de leur propre enfant. La prise en charge dans son propre environnement réduit l'impact d'une situation de crise. Il s'agit d'un projet pilote.

Eric Steffens
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Dans chaque école, des enfants grandissent au sein de familles confrontées à des difficultés, où la situation est précaire, l’environnement incertain, et où ils sont exposés à des disputes ou à de la violence.

"Serais-je prêt à accueillir un camarade de classe de mon enfant si une situation de crise survenait chez lui ou chez elle ?" C'est une question qui a longtemps préoccupé le Gantois Ben Neyens au cours de ces derniers mois. Il a réussi à convaincre des partenaires de soutenir l'idée, et il y a deux semaines, le projet pilote "Eén van ons" (Un de nous) a été lancé.

Le groupe scolaire Connected a envoyé une brochure aux parents de près de 4 000 enfants. Ils ont été invités à se porter candidats et à assister à une soirée d'information. "44 familles candidates se sont inscrites", indique Karl Brabants de Pleegzorg Oost-Vlaanderen. "C'est un succès inattendu."

Les familles vont maintenant bénéficier d'un temps de réflexion pour s'impliquer réellement dans le projet. "Nous organiserons ensuite des entretiens d'évaluation dans les semaines à venir. Le personnel se rendra au domicile des familles. Il faut que tout le monde y trouve son compte, bien sûr, car l'accueil, en cas de crise, aura un impact. Nous espérons pouvoir utiliser les nouvelles familles d'accueil dès la fin des vacances de Pâques".

Une prise en charge temporaire dans leur propre environnement

Les familles participantes accueilleront temporairement des enfants de la classe ou de l'école de leur fils ou de leur fille en cas de situation de crise (imminente). Un réseau d'accueil local doit permettre d'éviter que les enfants ne soient arrachés à leur propre environnement et doivent donc changer d'école, renoncer à leurs loisirs ou perdre leurs amis.

L'objectif est également de pouvoir intervenir avant que la situation ne devienne incontrôlable. « Il est ainsi possible de donner de l'oxygène à des situations familiales difficiles afin d'éviter qu'elles ne s'aggravent », explique Pom Cattoor, de la ligne d'assistance téléphonique. Les familles d'accueil bénéficient ainsi d'un soutien supplémentaire.

Le service d'accueil familial de Flandre orientale compte sur l'adhésion d'au moins 10 familles au réseau. En cas d'évaluation positive, les organisations espèrent obtenir un soutien financier supplémentaire de la part de la ville de Gand et de la Flandre. Le projet pourra alors être étendu à d'autres régions. Dans chaque classe, certains enfants grandissent dans des familles à problème, ou l’environnement n’est pas sûr, ou ils subissent des disputent ou de la violence.

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