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Le bourgmestre de Hasselt, Steven Vandeput (à dr.), et l'échevin du Tourisme, Rik Dehollogne (à g.)

"Hasselt à la carte" explore toutes les facettes du goût : ateliers, dégustations et une expo sur l'alimentation en temps de guerre

Hasselt, chef-lieu de la province du Limbourg, propose dès ce samedi et pendant toute la semaine à venir un nouvel événement centré autour du goût et des différentes saveurs culinaires. Au menu de "Hasselt à la carte " : des ateliers et conférences, des dégustations, mais aussi des expositions. Cette semaine festive donne en outre le coup d’envoi d’une nouvelle stratégie touristique baptisée "Hasselt ville du goût 2.0" ('Hasselt Smaakstad 2.0'). La ville veut ainsi mettre en vitrine, ces prochaines années, toutes les facettes du goût hasseltois - de la gastronomie au design, en passant par la mode.

Anne François
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Une cinquantaine d’ateliers, dégustations, conférences et expositions sont proposés tout au long de cette semaine et un peu partout à Hasselt autour du thème du "goût". Ces activités sont organisées par des commerçants, l’Horeca local, des bénévoles, des écoles supérieures et des institutions culturelles. La première édition de "Hasselt à la carte" donne également le coup d’envoi d’une nouvelle stratégie touristique pour Hasselt, "Ville du goût 2.0.".

Cette semaine à venir se concentrera avant tout sur l’aspect culinaire, mais à l’avenir Hasselt veut parler de "goût" au sens plus large. "Pensez à expérience, tradition et innovation, mais aussi à la mode et au design. Ces deux derniers aspects seront à l’honneur à l’automne prochain", indiquait l’échevin du Tourisme, Rik Dehollogne. "Nous avons d’ailleurs l’intention d’organiser ‘Hasselt à la carte’ tous les ans".

Parmi les activités proposées cette semaine : des dégustations de vin, bière, genièvre, cognac, sake et café, un atelier pour réaliser des boites à tartines compartimentées à la manière japonaise (Bento workshop), un autre pour fabriquer des spéculoos, une initiation à la cuisson du chocolat, une autre aux cocktails, des conférences sur les cuisines de guerre, sur les goûts typiques de Hasselt et sur la cuisine à base de plantes.

Le musée du genièvre est l'un des plus connus de Hasselt

Histoires de goût nostalgiques

L’offre complète d’activités pendant cette semaine est proposée par les commerçants locaux, des bénévoles et des institutions, mais la ville souhaite aussi impliquer ses habitants. "Nous sommes à la recherche d’histoires de goût authentiques", explique l’échevin Rik Dehollogne. "Tout le monde peut partager avec nous ses souvenirs les plus savoureux de Hasselt. Que ce soit une recette de famille, ou le souvenir d’un restaurant légendaire, …".

Des recettes de famille ou des anecdotes sur des chefs et restaurants oubliés. Tous les souvenirs liés au goût sont les bienvenus

Rik Dehollogne, échevin du Tourisme de Hasselt

Mais Hasselt recherche aussi l’avenir du goût dans la ville, avec des thèmes comme le développement durable et la diversité, ou la remise à l’honneur de plats oubliés. La ville veut développer une véritable "étiquette de goût".

"Il ne s’agit pas d’un label de qualité", souligne l’échevin du Tourisme. "Mais d’un concept parapluie qui permet de rassembler toutes les activités liées au goût. Il peut s’agir d’initiatives culinaires, de mode, d’événements comme des ateliers, des marchés fermiers. Tout ce qui permet de montrer que nous sommes et restons la capitale du goût".

Gaufres de pommes de terre et café aux glands

Il y aura donc une abondance d’activités et de nourriture à Hasselt cette semaine. Une conférence et une exposition sont néanmoins consacrées aux temps de pénurie. Ce dimanche, une conférence se penchera en effet sur "Les femmes à la maison - la cuisine de guerre". En même temps, le musée Stadsmus et l’Académie de gastronomie locale ouvriront l’exposition "L’alimentation en temps de pénurie de guerre".

La nourriture en temps de guerre

"On pourra y voir comment les habitants de Hasselt se sont débrouillés pendant les deux Guerres mondiales avec le manque de nourriture", annonce l’archiviste de la ville Mieke Strauven. "La nourriture était rationnée. Comment les habitants se procuraient-ils des vivres et comment préparaient-ils de façon créative le peu qu’il y avait à manger ?".

La nourriture était rationnée pendant les guerres: des livres de recettes adaptées étaient proposés

Cette histoire est racontée sur base de pièces authentiques. "On trouvera dans l’exposition des cartes menus écrites à la main pour des baptêmes et des mariages qui eurent lieu pendant les conflits. On pourra aussi voir un sac de farine original du temps de la Première Guerre mondiale".

Mieke Strauven estime que les visiteurs seront surpris de l’ampleur d’une pénurie alimentaire en temps de guerre - une mise en garde pour notre époque traversée par plusieurs conflits internationaux. "Nous sommes habitués d’aller au magasin et de pouvoir choisir ce qui nous plait. Dans les zones de conflit il faut se contenter de ce qu’il y a. Il faut parfois manger des choses auxquelles on n’aurait jamais pensé. Comme des rats ou même des chiens. De nombreux produits qui ne sont plus sur le marché sont tout simplement remplacés. Nous avons ainsi trouvé des recettes pour faire des gaufres à la pomme de terre et du café avec des glands".

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