Le duo de réalisateurs Adil El Arbi et Bilall Fallah (Patsers, Bad Boys for Life, Rebel), va réaliser un film inspiré de l'histoire de Sanda Dia, cet étudiant de 20 ans, décédé en 2018 après une activité de baptême à la KU Leuven du cercle d’étudiants de Reuzegom. Pour cela, ils s'associent à la maison de production bruxelloise Komoko, fondée en 2024 par Nabil Ben Yadir et Marc Goyens.
Les réalisateurs Adil et Bilall vont tourner un long-métrage inspiré de l'histoire tragique de Sanda Dia
Le duo envisage depuis un certain temps de filmer l'histoire de Sanda Dia. Le scénario s'inspire des ouvrages "Ils ont tué mon fils", écrit par le père de Sanda Dia, Ousmane 'Papis' Dia, et "Le baptême qui a conduit à la mort" du journaliste Pieter Huyberechts.
(Lire la suite de l'article en-dessous de la photo)
"Comme tout le monde, nous avons été choqués par ce qui est arrivé à Sanda", expliquent Adil El Arbi et Bilall Fallah. "Lorsque nous avons rencontré son père, Papis Dia, nous avons été impressionnés par son courage et sa volonté de se battre pour la justice. Ce film est une lettre d'amour qu'il adresse à son fils. Nous nous reconnaissons en Sanda, et nous voyons nos parents en Papis.
"C'est une histoire intime, mais en même temps elle est plus large : c'est une histoire sur la Belgique et une histoire sur la migration."
"Le scénario est entre les mains de Raf Njotea, qui a déjà écrit pour la série 'Dertigers' (VRT 1) et créé le podcast 'Ouder', sur la vie de son père.
"La mort de Sanda a provoqué une indignation nationale"
La maison de production bruxelloise Komoko a été fondée par Nabil Ben Yadir et Marc Goyens dans le but de soutenir des cinéastes engagés. Elle se concentre sur la création de films ayant une portée sociale. La mort de Sanda Dia a provoqué une indignation nationale et a lancé un débat sur les privilèges systématiques, le racisme, la justice et la responsabilité, tant en Belgique qu’à l’étranger."
