Le Premier ministre fédéral Bart De Wever (photo, à g.) s'est entretenu ce mercredi matin avec son homologue ukrainien, Denys Chmyhal. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Défense, Theo Francken, au cours d'un débat d'actualité en commission de la Chambre.
Avant la réunion de Paris sur la guerre en Ukraine, De Wever s'est entretenu avec le Premier ministre ukrainien
Ce mercredi, Bart De Wever participera par vidéoconférence à une deuxième réunion organisée par le président français Emmanuel Macron à propos de la guerre en Ukraine. Outre la Belgique, la Norvège, le Canada, les États baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), la République tchèque, la Grèce, la Finlande, la Roumanie et la Suède y prendront également part.
Une première réunion a déjà eu lieu en petit comité sous l'égide de la France lundi, à laquelle n'étaient conviés que sept autres pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Espagne, Italie, Danemark et Pays-Bas). La Belgique n'était pas du nombre. "La Belgique déplore de ne pas avoir été invitée à la réunion d'urgence du 17 février à Paris, mais le choix des participants est la prérogative du pays hôte et la Belgique exprime sa volonté de participer à toute discussion constructive", a expliqué Theo Francken (photo).
Les initiatives américaines en vue de négocier directement un accord de paix avec la Russie en contournant les Européens ont plongé ces derniers dans le désarroi. "La Défense belge accueille favorablement toute initiative visant à mettre une fin honorable à la guerre en Ukraine", a souligné le ministre de la Défense, avant de préciser: "Aucune paix durable ne peut être réalisée sans l'assentiment de l'Ukraine et il n'y aura pas de paix durable sur le continent européen sans que l'Europe y participe".
Le nouveau ministre s'est montré favorable à la participation belge à une force de paix internationale si un accord de paix était conclu. Plusieurs députés l'ont interrogé sur ce point. "C'est une discussion virtuelle. Il n'y a pas d'accord de paix et pas de demande pour l'instant de participation à une force de paix", a fait remarquer Francken. "Si cela devait être le cas, il n'est pas illogique que, s'il y a un consensus au conseil des ministres, l'on regarde au sein de la Défense quelle capacité on peut mettre à disposition".
Le déploiement d'une force de paix en Ukraine implique l'assentiment des Ukrainiens, un cadre international et un mandat clair et "de préférence" l'approbation du Conseil de sécurité des Nations-Unies, a encore expliqué Theo Francken. Quelques jours après son entrée en fonction, le ministre de la Défense a reçu son homologue ukrainien Rustem Umierov. Il a l'intention de se rendre "le plus vite possible" en Ukraine en compagnie du Premier ministre Bart De Wever.
