Suite à des plaintes concernant des comportements transgressifs et des abus, la congrégation bénédictine à Rome a ordonné une enquête supplémentaire dans les monastères des bénédictins flamands et néerlandais. Concrètement, il s'agit des monastères d'Affligem, Steenbrugge et Termonde. Une enquête supplémentaire aura également lieu dans l'abbaye néerlandaise de Doetinchem.
Une congrégation de Rome va enquêter sur des comportements transgressifs chez des bénédictins flamands
L’affaire avait démarré après que le parquet ait reçu l'année dernière une plainte concernant des comportements transgressifs à l'abbaye de Keizersberg à Louvain. Tant le parquet que l'ordre des bénédictins ont ouvert une enquête.
A présent, l'abbé président de la Congrégation bénédictine Sublacense-Cassinese, Ignasi M. Fossas, va encore plus loin et ordonne une 'visite canonique extraordinaire' des monastères de l'ordre bénédictin flamand et néerlandais.
Cela signifie qu'une enquête particulière aura lieu à Termonde, Affligem, Steenbrugge et Doetinchem, menée directement par le Vatican. "Il y a plusieurs affaires qui émergent maintenant et cela pourrait concerner un problème structurel. Le Vatican veut examiner cela", déclare Andrea Vreede, journaliste à Rome.
Comportements transgressifs à Louvain et Affligem
"L'objectif de cette enquête est d'examiner la situation de chaque communauté, de les soutenir dans leur parcours immédiat et futur, et de s'assurer que les structures de gestion (de chaque monastère et de la province) sont efficaces", écrit M. Fossas dans un communiqué de presse.
La date des visites de la délégation de Rome n'est pas encore donnée. Cependant, M. Fossas indique que le travail de la visite pourrait durer 'plusieurs mois'. Il souligne également qu'il s'agit de 'mesures préventives et non punitives', et que les accusations jusqu'à présent examinées 'ne concernent pas des abus sexuels sur des mineurs'."
Une première enquête a été ouverte à l'abbaye de Keizersberg, à Louvain, après qu'un homme d'une quarantaine d'années, qui séjournait temporairement à l'abbaye, ait été victime d'abus de la part d'un prêtre. Lorsque cette nouvelle a été connue, la communauté des frères de l'abbaye a été temporairement dissoute. Les quatre moines qui y séjournaient ont dû déménager dans d'autres abbayes.
Cette situation n'a pas changé, a confirmé M. Fossas. Un moine reste également temporairement suspendu et n'est plus autorisé à exercer une activité publique jusqu'à ce que l'enquête apporte plus de clarté.

