Les bourgmestres des six communes flamandes de la périphérie bruxelloise qui accordent des facilités linguistiques pour les habitants francophones sont nommés. C’est ce qu’a fait savoir mercredi le gouverneur du Brabant flamand, Jan Spooren. L’information n’est pas anodine, étant donné que dans le passé ces nominations ont donné lieu à de nombreux problèmes et se sont parfois transformées en sagas politiques et communautaires.
Les bourgmestres de toutes les communes à facilités de la périphérie bruxelloise sont nommés
Ainsi en 2019, la ministre des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA) avait encore refusé de nommer quatre des six bourgmestres, en invoquant le respect des lois linguistiques. Elle leur reprochait d'avoir envoyé des convocations électorales en français, mais le Conseil d'Etat lui avait donné tort.
La nomination des maïeurs a eu lieu cette fois-ci sans encombre, bien que les bourgmestres de Linkebeek, Kraainem, Drogenbos et Rhode-Saint-Genèse aient reçu une remarque parce qu'ils ont envoyé eux-mêmes des convocations électorales.
Les prestations de serment sont prévues cette semaine. Mardi, le bourgmestre de Wezembeek-Oppen a ouvert la danse, suivi mercredi par ses homologues de Linkebeek, Kraainem et Drogenbos. Vendredi, ce sera au tour des bourgmestres de Wemmel (photo) et Rhode-Saint-Genèse.
