Le gouvernement flamand a donné son feu vert au dépistage de toutes les femmes enceintes. Ainsi, les femmes les plus vulnérables et leurs enfants bénéficieront d'une meilleure prise en charge jusqu'à la deuxième année de l'enfant. "Il s'agit d'investir dans des soins et des conseils de qualité et appropriés, du moment où la grossesse est constatée jusqu'à ce que l'enfant aille à l'école", a déclaré la ministre flamande du Bien-être, Caroline Gennez (Vooruit).
Un nouveau programme de soins intégrés accompagne les femmes enceintes, afin de repérer et d'aider les plus vulnérables
Les jeunes mères peuvent être confrontées à divers problèmes non médicaux, et ceux-ci apparaissent parfois trop tard. Cela inclut des questions sur l'impact mental d'un enfant, des préoccupations financières jusqu'aux situations familiales dangereuses.
La nouvelle approche doit permettre de repérer et de traiter ces préoccupations. Il s'agit d'une collaboration entre la ministre flamande du Bien-être Caroline Gennez (Vooruit) et le ministre fédéral de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit).
"Nous allons activement repérer les femmes enceintes qui sont vulnérables psychologiquement, socialement ou financièrement, et les soutenir - ainsi que leur futur bébé - dès le début avec un accompagnement sur mesure sur tous les plans", explique la ministre Caroline Gennez.
Dans quelques hôpitaux flamands, des projets existent déjà pour dépister les femmes enceintes concernant des préoccupations psychologiques ou sociales, mais l'approche pourrait désormais être étendue à l'ensemble de la Flandre.
Un suivi actif
En identifiant les familles vulnérables, l'accompagnement pourra commencer dès le début de la grossesse. "Aujourd'hui, ces questions et ces défis n'apparaissent souvent que lors d'une première visite chez Kind&Gezin, juste avant l'accouchement", explique la ministre. "Mais à ce moment-là, un temps précieux a déjà été perdu".
Le programme comprend des soins et de l’accompagnement intégrés dans un parcours continu et adapté aux besoins de la femme enceinte, de l'enfant et de la famille. En d'autres termes, le programme comprend des soins et de l’accompagnement existants et nouveaux.
Concrètement, les prestataires de soins de santé examineront les femmes dès que la grossesse sera établie. L'attention sera alors portée sur la situation financière, les problèmes de logement, l'anxiété, la dépression, la violence, les médicaments et la consommation d'alcool et de drogues.
Les informations relatives à la situation psychosociale de la femme sont publiées sur la plateforme "Born in Belgium", afin que tous les prestataires de soins concernés soient bien informés. En concertation avec les parents, un processus personnalisé peut alors être entamé.
Les 1 000 premiers jours
Le soutien peut aller du suivi par le médecin de famille ou la sage-femme à l'intervention d'un psychologue, d'un travailleur social ou d'un médiateur interculturel. Pour ne pas perdre la main, un coordinateur des soins et du bien-être est désigné pour suivre les préoccupations de la famille.
Cet accompagnement se poursuit pendant une longue période : jusqu'à la deuxième année de vie de l'enfant. De cette manière, chaque enfant peut bénéficier d'un départ sûr et sain jusqu'à ce qu'il aille à l'école.
Ces 1 000 premiers jours ont un impact majeur sur la croissance, le développement et la qualité de vie de l’enfant à court et à long terme. Ce délai n'est pas une coïncidence. "Des études montrent que ces 1 000 premiers jours sont cruciaux pour le développement du cerveau, les résultats scolaires, les perspectives d'emploi, mais aussi pour l'augmentation ou la diminution du risque de maladie", souligne encore Caroline Gennez.
