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Nouveau code de conduite pour les employés de la ville de Louvain : pas de bises entre collègues sur le lieu de travail

Les membres du personnel de la ville de Louvain ont reçu un nouveau code de conduite dans leur boîte mails, une liste de règles concrètes auxquelles ils doivent désormais se conformer. Ainsi, il leur est par exemple interdit de critiquer les décisions politiques de la ville sur les réseaux sociaux, mais il est également préférable de ne pas embrasser ses collègues au travail, à l'occasion d'un anniversaire ou du Nouvel An. "Nous estimons qu'il est important que les collègues se traitent avec respect", explique l'échevin des ressources humaines Bert Cornillie (Vooruit). Mais l'opposition N-VA tire déjà à boulets rouges contre ce code qualifié de "Kus-gate".

Eric Steffens
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Le document reçu s'intitule "Kompa’s". "Ces règles de conduite ont été élaborées en partie à la demande des employés eux-mêmes. Pour avoir une meilleure idée de ce que signifient concrètement les obligations de fonction", explique l'échevin Cornillie.

Ne pas embrasser ses collègues au travail est une règle qui vient à l'esprit, car tout le monde n'est pas à l'aise avec cette pratique, en Flandre. "Nous pensons aux salutations quotidiennes du matin, mais aussi aux anniversaires ou au Nouvel An. Nous constatons que les gens sont de toute façon plus enclins à garder leurs distances depuis le covid et à présent avec l'épidémie de grippe. Ce code de conduite s'inscrit dans le cadre d'une politique de respect mutuel".

Pas de critique sur Facebook

Il est également hors de question de critiquer les décisions politiques prises par la ville de Louvain. "Ce n'est pas si bizarre que ça. D'autres organisations concluent également de tels accords. Il est préférable de critiquer en interne. Nous sommes une grande organisation de quelque 1 400 employés. Il faut donc des lignes directrices claires", estime l'échevin.

"Les exemples que nous donnons sont basés sur les expériences de la ville au cours des dernières décennies, mais aussi sur des événements que nous connaissons dans d'autres administrations ou entreprises privées. Nous n'avons aucune raison de penser que les employés de la ville n'agiraient pas selon cette déontologie, mais cela ne change rien au fait que chacun doit savoir que ce code existe et ce qu'il signifie dans la pratique. Il s'agit d'un outil vivant, qui s'adaptera au contexte et aux questions des employés".

Le "Kompa’s" est une "traduction concrète des articles sur la déontologie du décret flamand sur les pouvoirs locaux en un code de conduite pour notre organisation. Ce code est obligatoire, au même titre que les dispositions légales et les règles du travail. Dans la brochure, nous rappelons les règles à l'aide d'exemples concrets", conclut Bert Cornillie.  

La N-VA, dans l’opposition, demande le retrait du texte

La N-VA qui est dans l’opposition à Louvain demande le retrait de ce code de conduite. Le conseiller communal Zeger Debyser fait notamment référence au fait que ce code stipule que les collègues n'ont plus le droit de s'embrasser sur le lieu de travail. Mais aussi que les employés n'ont plus le droit de s’exprimer sur la politique menée lors des fêtes de quartier par exemple.

"Ce code est condescendant, pédant. Pour nous, cette communication doit se faire d'une manière totalement différente, toute la Flandre se moque de nous à présent et c'est pourquoi nous demandons le retrait du document Kompa’s".

Réaction du bourgmestre Ridouani

Le bourgmestre Mohamed Ridouani (Vooruit), quant à lui, relativise les réactions à ce code sur les réseaux sociaux. "Il n'y a pas d'interdiction de donner un baiser de bienvenue si les deux parties le souhaitent. Nous demandons simplement de faire preuve de respect mutuel, de courtoisie et de collégialité. Il n'y a rien d'étrange ou de ridicule à cela".

Mohamed Ridouani se réfère également au code de déontologie standard de presque toutes les organisations ou entreprises, "qui stipule également qu'il ne faut pas dire du mal de manière explicite. Mais malheureusement, dans le cas présent, cela se résume à une obligation de silence imposée par l'administration communale à son personnel".  

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