De nouveaux coups de feu ont été tirés à Anderlecht jeudi, dans la même zone que ceux de mercredi matin, du côté de la station de métro Clemenceau. L'information est confirmée jeudi matin à la RTBF par le procureur du Roi de Bruxelles Julien Moinil, invité de la matinale de La Première.
Un blessé lors d’une nouvelle fusillade près de la station de métro Clemenceau à Anderlecht
Selon la RTBF et RTL Info, les tirs ont retenti vers 4h, jeudi matin, là où il y en avait déjà eu mercredi vers 6h. Une personne est blessée à la jambe, selon les deux médias, qui ont été en contact avec le bourgmestre de la commune, Fabrice Cumps.
Selon Julien Moinil, "on ne sait pas à qui on a affaire, on a deux suspects qui seraient en fuite pour l'instant". "Une descente est en cours", précise-t-il peu avant 8h00.
Les évènements, soit "trois fusillades sur 24h, deux à Clemenceau (Anderlecht), une à Saint-Josse", sont certainement liés au trafic de drogue, "vu leur localisation", ajoute le procureur du Roi de Bruxelles. Des "agissements suspects" visibles sur des images vidéo laissent penser qu'"il s'agit de représailles pour reconquérir certains territoires".
Le procureur du Roi de Bruxelles évoque la présence d'un "impact de balle dans la chambre d'un enfant, dans la rue à côté".
"Il s'agirait de représailles pour reconquérir certains territoires"
"Combien de morts faudra-t-il pour que l'on ait une réaction à la hauteur de la gravité de la situation?", s'interroge-t-il encore, toujours sur le plateau de La Première (RTBF). "Le narcotrafic a pris une telle ampleur que l'argent qui est en jeu est tellement important, que les guerres font rage. Il est fondamental de réagir fermement sur l'attractivité de la drogue à Bruxelles".
Il indique avoir déjà, avant ces derniers évènements, convoqué les chefs des zones de police bruxelloises et la police judiciaire, pour "demander une analyse, pour savoir qui sont ces gangs". Car "on a des identifications mais ça reste très imprécis sur certains points". Mais "il me faut d'urgence un renforcement de la police, car toutes ces fusillades entraînent une charge de travail considérable".


