Les gardiens de Genk ont reçu une formation pour mieux comprendre les messages sur le mobilier urbain. Il peut s'agir de tags ou d'autocollants au contenu extrémiste. Les messages appelant à la violence peuvent ainsi être rapidement retirés.
Les gardiens de la paix de Genk apprennent à comprendre les tags pour repérer les messages extrémistes
La formation permet aux gardiens de la paix de Genk de mieux comprendre les messages dans la rue, tels que des autocollants sur les lampadaires ou des tags sur les cabines électriques. Ils transmettent leurs informations aux services compétents, qui peuvent ou non les faire disparaître rapidement. Le graffiti est considéré comme une forme d'art, alors que le tag est la conséquence d'un acte de vandalisme.
"Il peut s'agir de très beaux dessins comme des œuvres d'art par exemple", explique le bourgmestre Wim Dries (CD&V). "Nous avons nous-mêmes des projets de graffitis. Mais il arrive aussi que l'on tombe sur des messages polarisants".
1312 - ACAB : "All cops are bastards"
Sur une cabine électrique du quartier de Bret, on peut lire les chiffres 1312. "Ce chiffre représente des lettres de l'alphabet, donc ACAB ou 'All cops are bastards' (tous les flics sont des salauds). Nous préférons ne pas voir ce genre de message parce qu'il appelle à passer à l’action", poursuit le bourgmestre. "Mais il y a aussi des gens qui veulent exprimer leurs préoccupations, comme dans le cas de la question palestinienne. Nous voulons capter ce genre de signaux et en donner une suite".
La ville souhaite également cartographier ce qui se passe dans les quartiers. "Les gardiens de la paix peuvent se renseigner pour savoir pourquoi tel ou tel autocollant a été placé à tel ou tel endroit. De cette manière, nous apprenons ce qui se passe à Genk et pourquoi", explique encore le bourgmestre Wim Dries. "De cette manière, nous pouvons rendre la société meilleure".




