Le "jobbonus" flamand devrait être maintenu, et si cela ne tenait qu’à la ministre régionale du Travail Zuhal Demir (photo), il le serait au moins jusqu'en 2027. C’est ce qu’elle a répondu ce mercredi au Parlement flamand. Créé il y a quelques années par le gouvernement flamand, le bonus emploi prévoit une prime pour les travailleurs qui gagnent moins de 3.000 euros brut par mois (pour un temps plein). La prime en 2024 pouvait monter jusqu’à 650 euros, pour les plus petits salaires.
La ministre du Travail Demir propose de conserver le bonus emploi flamand au moins jusqu'en 2027
L'accord de gouvernement flamand prévoyait pourtant d'abandonner cette prime pour les plus bas salaires quand un "taxshift" fédéral l'aurait rendue redondante. Or, de l'aveu même de Zuhal Demir, dont le parti N-VA a négocié le nouvel accord de gouvernement fédéral, l'allègement des charges sur le travail n'aura l'effet escompté qu'à partir de 2027.
"Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que les salaires nets vont augmenter. En tant que ministre du Travail, je ferai tout ce qui est mon pouvoir pour garder le bonus emploi jusque-là". Revers de la médaille: le gouvernement flamand devra trouver les finances pour prolonger ce bonus, s'il veut garder son ambition de tendre à l'équilibre en 2027.
La Flandre avait jusqu'ici tablé sur de sérieuses économies sur le "jobbonus", de l’ordre de 242 millions dès l'an prochain.
Dans l'opposition, une probable prolongation de la mesure de soutien aux plus bas salaires est applaudie par les libéraux d’Open VLD, qui avaient déjà suggéré de la maintenir après avoir pris connaissance du brouillon de l'accord Arizona.
"La ministre révèle elle-même que la réduction de charges du fédéral viendra en fait trop tard - si seulement elle arrive - pour compenser le jobbonus", a grincé Egbert Lachaert. "On s'interroge en même temps sur la manière dont le ministre du Budget, Ben Weyts va combler ce trou dans le budget, vu qu'on comptait sur l'abandon du bonus emploi dès l'an prochain".
