La marge salariale maximale disponible dans le secteur privé pour cette année et l'année prochaine sera de 0 %. Cette marge a été calculée par le Conseil central de l'économie (CCE), l'un des organes consultatifs des partenaires sociaux. Cela signifie que les salaires ne pourront pas augmenter au-delà de l'index.
Pas de hausse salariale au dessus de l’index en 2025 et 2026 : la marge salariale sera à nouveau nulle
Alors que la marge salariale maximale disponible était déjà nulle en 2023 et 2024, les entreprises avaient réalisé de bonnes performances et pourraient dès lors accorder une prime de pouvoir d'achat.
En vertu de la loi sur la norme salariale de 1996, le rapport de la CCE marque habituellement le début des négociations salariales. Cette marge est calculée par rapport à l'augmentation des salaires attendue dans les pays voisins et en comparaison aux salaires des principaux partenaires commerciaux de la Belgique ces dernières années. Elle sera quasiment égale à zéro ces deux prochaines années.
Précisons que les salaires peuvent encore augmenter en fonction de l'inflation. L'indexation automatique dans notre pays garantit que les salaires augmentent avec l'inflation lorsque la vie devient plus chère. Le nouveau gouvernement De Wever garantit également ce principe d’indexation des salaires.
Les syndicats appellent à une réforme de la loi sur la norme salariale
Selon les syndicats, le calcul de l'écart salarial entre la Belgique et les pays voisins est "erroné". Le CCE "ne tient pas compte des mesures qui réduisent les coûts salariaux des employeurs", estime le front commun. "Si le calcul était effectué correctement, on verrait que la Belgique présentait, en 2023, un avantage salarial de 2,4% par rapport à ses voisins".
Les calculs des syndicats montrent que "depuis 1996, les salaires belges ont suivi une croissance de 2,4% inférieure à l'évolution des salaires dans les pays voisins". La loi de 1996 "empêche les secteurs de négocier des augmentations salariales qui suivent l'augmentation de la productivité", appuient-ils.
La CGSLB, la CSC et la FGTB appellent dès lors à une réforme de la loi sur la norme salariale. "Sans révision de cette loi, la marge fictive, réduite à néant, hypothèque les négociations en vue d'un accord interprofessionnel, car les employeurs n'ont même plus besoin de négocier pour atteindre leurs objectifs", estiment les syndicats.
