La résistante belge Andrée Dumon est décédée le jeudi 30 janvier à l'âge de 102 ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle avait fait partie du réseau de résistance Comète et a personnellement aidé des dizaines de pilotes alliés à s'échapper. Elle a elle-même été arrêtée mais a survécu à la détention dans plusieurs camps de concentration.
La résistante et dernière survivante du réseau Comète, Andrée Dumon est décédée à l'âge de 102 ans
Née le 5 septembre 1922 à Bruxelles, Andrée Dumon - nom de code Nadine - avait 17 ans quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Issue d'une famille patriotique - ses parents ont tous deux servi dans les soins de santé pendant la Grande guerre - elle perçoit la capitulation belge en 1940 comme une trahison. Elle rentre, avec les autres membres de sa famille, rapidement dans la résistance. Elle débute comme courrière au service de son père, qui deviendra un des dirigeants du réseau de renseignement Luc-Marc.
Avec sa sœur, Andrée se charge ensuite notamment d'exfiltrer du territoire militaires et pilotes alliés pour le réseau Comètes.
La famille est dénoncée par un ancien membre du réseau en août 1942. Andrée est transférée à la prison de Saint-Gilles en septembre et y sera détenue un an avant d'être déportée à l'Est. Elle passera notamment par Mesum, Essen, Gross Sterhlitz et Ravensbrück, un camp de concentration spécialement réservé aux femmes, puis enfin Mauthausen.
Elle ne sera libérée qu'en avril 1945. Après de longues années de silence, elle a commencé à témoigner activement, notamment auprès des jeunes, à partir des années 90. En 2018, elle publie ses mémoires "Je ne vous ai pas oubliés".
