Aller au contenu principal
Le collier de la guilde des archers, qui avait disparu pendant près d'un siècle, est de retour à Zemst.

Le collier des archers d’Eppegem, disparu depuis près d’un siècle, réapparaît chez un antiquaire de Mons

Un collier de la Gilde des archers d’Eppegem (Brabant flamand) qui se compose d’une série de maillons en argent a été retrouvé chez un antiquaire de Mons, près d'un siècle après avoir disparu sans laisser de traces. L’ association locale de Semse a racheté le bijou. "Cet objet précieux pour le patrimoine local devait retourner dans notre commune".

Eric Steffens
Publié:

Ce collier de roi (koningbreuk en néerlandais) est un travail d’orfèvrerie de folklore, généralement en argent, qu'un membre d'une guilde des archers peut porter pendant un an après avoir remporté la compétition principale. La guilde de Saint-Sébastien (Saint-Sébastien étant le saint patron des archers) d'Eppegem, une section de la commune de Zemst, possédait également un tel collier.

"Le baron de Reynegom offrit ce collier au milieu du XVIIIe siècle à la guilde des archers d'Eppegem, qui existe depuis le XIIIe ou XIVe siècle", raconte Paul Van de Velde, président de l’association locale De Semse. "Ce collier est composé de plaques d'argent, avec en bas un arc et un perroquet, les symboles de la guilde. En outre, il y a trois amulettes représentant la Vierge à l'Enfant, Saint-Sébastien et le saint patron d'Eppegem, Saint-Clemens."

Le collier était porté par le maître de la guilde des archers, appelé "le roi". Celui-ci recevait son titre en abattant un oiseau en bois appelé "papegaai"(perroquet) placé sur les ailes d’un moulin, le clocher d’une église ou au sommet d’une perche. Le roi était le premier à pouvoir défendre son titre. En principe, chaque roi ajoutait au collier un écusson d’argent mentionnant son nom, la date de son règne et (s’il avait un titre de noblesse) ses armoiries.  

Au bas de la chaîne se trouve l'image d'un papegaai (perroquet), symbole de la guilde.

Cependant, le précieux collier a disparu au fil du temps, il n’a refait surface qu’en 1930. "Sur une photo d'une procession à l'occasion du centenaire de la Belgique, un des membres de la guilde le porte", raconte Paul Van de Velde (voir la photo en haut). "Mais ensuite, ce collier semble avoir complètement disparu."

Jusqu'il y a quelques mois. "Quelqu'un nous a informés que le collier était proposé à la vente lors d'une foire aux antiquités à Namur par un antiquaire de Mons", raconte le président. L’association locale a alors décidé d'acheter ce collier. "C'est un héritage de notre commune, il a sa place ici", explique Van de Velde. "Ce patrimoine reflète un morceau de l'histoire locale. Il représente aussi notre identité, c'est donc un ajout précieux à notre collection."

Selon le président de l’association locale, la koningsbreuk d'Eppegem est un exemplaire particulièrement remarquable. "Nous avons aussi un autre collier de la guilde des archers d'Elewijt", précise-t-il. "Mais si l'on place les deux côte à côte, on voit bien que celui d'Eppegem est vraiment un exemplaire splendide et unique."

On ignore le prix que l'association locale a dû débourser pour acquérir le précieux collier.

L'une des amulettes représente également la Vierge à l'enfant.

Et si vous avez envie d'en savoir plus sur ces colliers de la guilde des archers, le Musée de la porte de Hal à Bruxelles abrite la plus grande collection, et la plus diversifiée, en matière de folklore national, domaine au sein duquel l’argenterie des corporations occupe une place importante.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5