Un permis d'environnement pour le craqueur d'éthane que le groupe chimique britannique Ineos construit dans le port d'Anvers a une nouvelle fois été approuvé par la province anversoise. Le gouvernement flamand l’avait déjà fait fin juillet 2024. Il reste à présent 30 jours pour introduire un recours.
La province d'Anvers délivre un nouveau permis pour le craqueur d'éthane d'Ineos
En octobre 2024, le groupe chimique britannique Ineos avait demandé un nouveau permis d'environnement. Une décision qui avait surpris, étant donné que la société avait obtenu un permis d'environnement pour le site à plusieurs reprises. La ministre flamande de l'Environnement, Zuhal Demir, avait en effet accordé un permis conditionnel en janvier 2024. Fin juillet dernier, un accord définitif pour le craqueur d'éthane a vu le jour, après un accord sur l'azote.
Une douzaine de mouvements écologistes se sont déjà opposés plusieurs fois à ces permis et les provinces néerlandaises de Zélande et du Brabant-Septentrional ont saisi la justice à de multiples reprises. Une délégation politique de Belgique s'était rendue l'année dernière aux Pays-Bas pour assurer une médiation, avec succès. "Je peux uniquement espérer que les Néerlandais ne vont pas s'y opposer une nouvelle fois", réagissait ce jeudi le député provincial d'Anvers, Luk Lemmens.
Avec la demande d'un nouveau permis d'environnement, Ineos voulait, selon ses propres dires, "anticiper une législation nouvelle et dynamique". "Cela nous permet de rester en phase avec les modèles les plus récents. Les différentes demandes sont parallèles l'une à l'autre", avait indiqué Ineos par le passé. D'après l'entreprise chimique britannique, il s'agissait surtout de renforcer sa sécurité juridique, notamment au vu des nombreux recours introduits.
