Le Fonds pour la recherche scientifique débloque 3,7 millions d’euros pour soutenir la recherche sur le changement climatique menée aux universités de Hasselt et d’Anvers. Cet argent permettra d’assurer à long terme la recherche à l’intérieur du consortium AnaEE-Flanders, dont font partie notamment l’UHasselt et l’UAntwerpen.
Coup de pouce pour la recherche sur le climat : 3,7 millions d'euros alloués aux universités de Hasselt et d'Anvers
Le consortium AnaEE-Flanders (Analysis and Experimentation on Ecosystems) mène depuis des années des recherches sur le changement climatique, sur base d’expériences sur le terrain et dans des dômes climatiques. Les dômes de l’Ecotron de l’Université de Hasselt sont installés sur l’ancien site minier limbourgeois Terhills à Maasmechelen, reconverti en réserve naturelle. L’UHasselt y étudie actuellement l’impact du changement climatique sur la lande et des poiriers.
"Grâce à ce financement supplémentaire, ce type d’expérimentation à long terme est sécurisé", indique la professeure Nadia Soudzilovskaia du Centre d’études environnementales de l’Université hasseltoise. "Nous étudions l’impact du changement climatique et de la pollution sur les arbres fruitiers comme les poiriers, mais aussi sur des prairies, lacs et rivières. Et nous calculons comment adapter et réduire cet impact".
Elargissement de l’écotron
L’écotron de l’Université de Hasselt, à Maasmechelen, sera élargi cette année encore, à raison de huit RAU (Rapid Assesment Unit) écotrons. "Cela représente huit nouvelles coupoles climatiques contrôlées dans lesquelles nous pouvons exposer des écosystèmes pendant des semaines ou des mois à divers changements climatiques, comme le dépôt d’azote, ou le changement climatique sur divers types d’amendement du sol. Nous élargissons ainsi notre recherche et pouvons répondre plus rapidement à des questions de recherche urgentes", souligne le professeur François Rineau du Centre d’études environnementales de l’Université de Hasselt.
L’expansion de l’écotron est financée avec de l’argent provenant du Fonds européen pour le développement régional (EFRO) et de l’argent de la fondation privée Edaphon.
A l’Université d’Anvers, des expansions sont également prévues, indique le professeur Ivan Nijs du Département de Biologie. "Des instruments supplémentaires et des capteurs seront placés dans le système FATI, qui permet de simuler des extrêmes climatiques à l’air libre. Mais aussi dans l’écotron qui vient d’être achevé, ainsi que dans diverses installations aquatiques dans le Mésodrome".
