Les autorités flamandes ont investi plus de 1,7 million d’euros pour acheter une zone de dunes d’une superficie de 34,4 hectares située dans la commune balnéaire du Coq (Flandre occidentale). Ce terrain était auparavant propriété de la Donation Royale. Il s’agit d’une institution publique autonome créée par l’Etat belge pour gérer les biens légués par le roi Léopold II à la Belgique. "Cette zone de dunes n’est pas menacée actuellement”, indique le bourgmestre du Coq. "Mais si l’on veut réellement pouvoir décider comment gérer les dunes, il vaut mieux être propriétaire des lieux", précisait Wilfried Vandaele.
Le gouvernement flamand acquiert 34 hectares de dunes au Coq, "pour protéger la nature de façon optimale"
Concrètement, il s’agit de la zone Spanjaardduin qui se trouve à la limite de la commune balnéaire Bredene et avoisine une bande étroite devant le parcours de golf Royal Oostende à l’ouest du quartier Vosseslag, ainsi qu’une zone à l’est du Vosseslag. "Pour gérer cette zone, des accords ont été passés avec l’organisation environnementale Natuurpunt, dans le cadre du plan de gestion de la nature", précisait Wilfried Vandaele à Radio 2.
Le bourgmestre du Coq souligne que cette zone de dunes n’est pas menacée actuellement. "Mais si l’on veut réellement décider de la gestion des dunes, il vaut mieux être propriétaire du terrain", estime Vandaele.
Restrictions pour transformer les zones agricoles en nature
La zone est une réserve naturelle protégée et a coûté un peu plus de 1,7 million d’euros au gouvernement flamand. L’ancienne ministre de l’Environnement, Zuhal Demir, avait donné son feu vert à l’achat du terrain, pendant les derniers mois de son mandat. Notamment parce que le gouvernement flamand s’est imposé des restrictions pour le rachat de zones agricoles dans le but de les convertir en nature.
"C’est une zone naturelle, donc on ne peut y réaliser que peu de choses. Mais il reste bien entendu de notre devoir de protéger la nature", précise le bourgmestre. Le rachat du terrain doit permettre de protéger les dunes de façon optimale.
"Si les terrains appartiennent à une autre organisation, il faut toujours mener de longues discussions", précise Wilfried Vandaele. "Mais l’occasion s’est présentée et il nous a semblé qu’il était mieux que le gouvernement flamand devienne propriétaire de cette zone naturelle".
