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Le formateur fédéral Bart De Wever

La fiscalité revient au menu de la formation fédérale ce lundi

Les négociateurs des 5 partis appelés à former un nouveau gouvernement fédéral se sont réunis dimanche de 14h à 22h pour aborder le thème de la fiscalité. C’est l’un des dossiers pour lesquels les opinions divergent le plus entre les partis politiques en négociation depuis juin dernier. Les discussions sur ce thème seront poursuivront ce lundi, à partir de 13h.

Anne François Belga
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Les présidents de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V se sont réunis pour la première fois dimanche à 14 heures sur le thème de la fiscalité, du moins depuis que ce thème a été brièvement soumis à un groupe de travail technique la semaine dernière. La réforme fiscale est l'un des sujets les plus sensibles de la formation fédérale, ne serait-ce que parce que la formation du gouvernement sur ce sujet a déjà échoué à deux reprises.

La semaine dernière encore, le sujet a donné lieu à des discussions animées, a-t-on appris auprès des négociateurs. L'ampleur globale de l'exercice a notamment été au centre d'une divergence. Le CD&V, qui avait présenté avec le ministre des Finances Vincent Van Peteghem un projet de réforme fiscale lors de la législature précédente, ne souhaite pas trop en réduire la voilure. Le MR de Georges-Louis Bouchez proposerait une autre approche plus modeste.

Interrogé jeudi soir, au cours de l'émission "Jeudi en prime" (RTBF), le président des Engagés, Maxime Prévot, avait évoqué une réforme de 5 milliards d'euros - un montant de 10 milliards avait été cité précédemment - "avec des enjeux de soutien à la compétitivité, au pouvoir d'achat et à ceux qui bossent", sans préciser les modalités sur la table.

Samedi, à l’occasion de la réception de Nouvel An de la N-VA à Malines, Bart De Wever a promis aux militants et sympathisants que le nouveau gouvernement fédéral n'augmenterait en tout cas pas la pression fiscale. Il n'a pas précisé s'il inclurait une réduction d'impôts, comme l'a demandé Georges-Louis Bouchez.

Des avancées communautaires?

Le président de la N-VA a également indiqué aux quelque 5.000 membres et sympathisants qu’il n'a pas l'intention de "s'asseoir impuissant au 16 rue de la Loi comme le prochain capitaine du Titanic". La N-VA veut assumer la responsabilité fédérale "si ce qui est nécessaire est vraiment fait", a-t-il déclaré.

De Wever a précisé que son parti ne gouvernera au niveau fédéral que s'il y a un progrès sur le plan communautaire, si les finances publiques sont "sérieusement assainies" et si la politique migratoire devient plus stricte.

Des propos qui n’effraient pas le président des Engagés, Maxime Prévot (photo). Selon lui, il n'y aura pas de vaste réforme de l'Etat. "Que la NVA évoque l'institutionnel n'est pas surprenant. C'est l'inverse qui aurait été un scoop. Je note surtout que Bart De Wever a parlé en termes modérés de 'progrès communautaire', ce qui est bien différent d'une 'vaste réforme de l'Etat'", a commenté Maxime Prévot, en marge des négociations entre formations de l'Arizona. "La priorité est et sera d'abord socio-économique et budgétaire. C'est cela le nœud de l'enjeu pour le futur. Et c'est sur ces questions que Les Engagés se mobilisent", a-t-il ajouté.

Maxime Prévot considère par ailleurs qu'"un progrès communautaire' n'est pas systématiquement quelque chose qui s'opère au détriment des francophones. Tout est loin de fonctionner de manière optimale dans notre État. Et donc il faut pouvoir le rendre plus efficace sans avoir systématiquement peur".

Le président des Engagés, Maxime Prévot (archives)

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