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Frieda Brepoels (N-VA), ici aux côtés du CEO Frederik Delaplace, reste présidente du CA de la VRT.

Le gouvernement flamand valide la nouvelle composition du conseil d'administration de la VRT

Le gouvernement flamand a confirmé ce vendredi la nouvelle composition du conseil d'administration (CA) de la radiotélévision publique VRT. Celle-ci suscite la controverse, en raison de la disparition de représentants des petits partis en son sein. Plus d’une centaine de personnalités ont signé une lettre ouverte à ce sujet, tout récemment. Par contre, une place accrue est laissée au CA à des administrateurs indépendants.

Anne François Belga
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En 2022, le ministre flamand des Médias de l’époque, Benjamin Dalle, réduisait le nombre de représentants politiques au sein du CA de la VRT de 12 à 8. Les sièges disparus de la catégorie politique ont été réservés à quatre administrateurs indépendants. Toutefois, en raison de la composition actuelle du Parlement flamand, il n'y a plus de place au sein du conseil pour les petits partis Open VLD, Groen et PVDA.

Frieda Brepoels (N-VA) reste présidente du CA, a indiqué ce vendredi la nouvelle ministre des Médias Cieltje Van Achter (N-VA). La formation nationaliste aux commandes du gouvernement flamand aura deux autres représentants : Philippe Beinaerts en Nico Moyaert. Le Vlaams Belang a également obtenu trois représentants : Eric Deleu, Jan Huibrechts et Inge Vanpaeschen. Le CD&V envoie Rozane De Cock et Vooruit dépêche Philippe De Coene.

En outre, il y a donc quatre administrateurs indépendants, dont deux nouveaux : Wim Hubrechtsen et Yves Demaeght. Le premier est cadre supérieur chez l'exploitant de pistes de ski SnowWorld. Le second est directeur des ressources humaines. Il a notamment travaillé chez KPMG. Marleen Nijsten (Luminus) et Jacqueline Smit (NOS) siégeaient déjà au Conseil précédent et voient leur mandat prolongé.

Enfin, Frank Bostyn (Vooruit) a été nommé représentant de la Communauté flamande. Il ne fait pas partie du CA, mais il y exerce un rôle de supervision et rend compte directement à la ministre des Médias, Cieltje Van Achter (photo).

La ministre flamande des Médias Cieltje Van Achter

Lettre ouverte pour plus de diversité politique

Des personnalités des mondes médiatique, politique et universitaire flamands ont exprimé mardi dernier, dans une lettre ouverte, leur consternation au sujet de la composition du nouveau conseil d'administration de la VRT. Ils estiment en effet qu’il n'est pas normal qu'il n'y ait aucune représentation prévue des partis libéral (Open VLD), écologiste (Groen) et communiste (PVDA).

La lettre, paraphée par plus de 140 personnalités, a été publiée dans les pages du quotidien De Standaard. Les signataires, dont l'ex-présidente de Groen Meyrem Almaci et une élue PTB, renvoient à la législation découlant du "Pacte culturel": elle stipule que les institutions culturelles publiques "doivent être pluralistes" et ne "peuvent pas discriminer d'utilisateurs pour des raisons idéologiques, philosophiques ou politiques".

Or, selon la répartition des mandats "politiques" au sein du conseil d'administration de la VRT - qui utilise le système D'Hondt pour refléter l'équilibre des forces au Parlement flamand -, le nouveau CA compte trois N-VA, trois Vlaams Belang, un CD&V et un Vooruit. "La toute-puissance de la majorité est renforcée, la minorité ou l'opposition est exclue", exposait la lettre ouverte. "Nous estimons que tous les groupes politiques siégeant au Parlement flamand doivent être représentés et avoir leur mot à dire au CA de la VRT".

Alors que l'élue Vooruit Katia Segers a dit "comprendre" les préoccupations exprimées, le Vlaams Belang a réagi en qualifiant la lettre d'"hypocrisie suprême", rappelant que lui-même était absent du CA pendant plusieurs années.

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