Les négociateurs de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V ont repris ce lundi à 10h leurs discussions en vue de former un nouveau gouvernement fédéral. Au menu des discussions, qui devraient durer au moins jusqu’à 22h, le sujet de la fiscalité. Le formateur Bart De Wever (photo) doit faire demain un nouveau rapport au Roi et espère pouvoir demander une dernière prolongation de sa mission au souverain. Il estime que les choses devraient se clarifier assez rapidement entre les négociateurs, "tout ce qu’il faut pour faire un gouvernement est en effet sur la table".
Le dossier de la fiscalité au menu des négociations de formation fédérale
Les présidents de parti passent actuellement en revue les amendements apportés par les uns et les autres à la note socio-économique du formateur Bart De Wever. La semaine passée, ils se sont attaqués aux réformes en matière d'emploi. Ce lundi, ils se concentrent sur la fiscalité, qui constitue l'un des volets les plus sensibles des négociations. Elle a provoqué au mois d'août l'échec de la première phase de formation.
Le MR et Vooruit s'étaient alors opposés sur la taxation des plus-values, voulue par les socialistes et rejetée alors par les libéraux. La contribution des "épaules les plus larges", dans laquelle s'inscrit ce projet de taxation, constituait le premier point de ce lundi matin, indiquait-on. Depuis jeudi, quand les négociateurs se sont penchés sur l'emploi et le marché du travail, l'ambiance est "constructive", assurait-on.
Les sorties du week-end et de lundi du président du MR, Georges-Louis Bouchez, et du vice-Premier ministre, David Clarinval, ont toutefois suscité un certain agacement dans les autres partis. Les libéraux ont rappelé leur refus de tout accroissement de la pression fiscale, en rappelant qu'ils avaient gagné les élections du côté francophone. Or, chacun semblait avoir convenu jusqu'alors d'une certaine discrétion médiatique dans cette étape des négociations.
Mardi, le formateur fera rapport au Roi qui attend une "percée significative" sept mois après les élections. Depuis le 9 juin, la coalition Arizona est la formule privilégiée et Bart De Wever dirige les négociations, sans avoir décroché d'accord. Les cinq partis se sont fixés l'échéance de la fin du mois.
La réunion de ce lundi devrait durer jusque tard dans la soirée, mais les chances d'arriver déjà à un accord sur les réformes socio-économiques semblent minces. Outre la fiscalité, la question des pensions doit également être abordée.

