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Un homme arrêté dans le cadre d'une enquête sur des groupes Telegram diffusant aussi des images de Belges

Une cyber-enquête de grande envergure visant à démanteler des groupes dits "d'exposition" -publiant des photos nues de jeunes femmes et de filles mineures - sur le service de messagerie Telegram a conduit à l'arrestation d'un ressortissant néerlandais de 35 ans. C’est ce qu’a annoncé lundi le parquet d'Anvers, qui avait démarré une enquête à la suite d’un reportage de VRT NWS et Studio Brussel (VRT). Des femmes belges figuraient parmi les victimes des groupes d’exposition gérés par l’homme arrêté.

Anne François Belga
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L'enquête a été lancée en novembre 2022, à la suite d'une investigation de la VRT. Les groupes "d'exposition" sont des canaux sur le service de messagerie Telegram où de jeunes femmes sont "exposées". Dans les discussions, des images intimes et compromettantes des victimes sont partagées, sans leur consentement. Des femmes belges figuraient au nombre des victimes.

"L'enquête a révélé que plusieurs groupes Telegram étaient liés les uns aux autres", a déclaré le parquet d’Anvers. "Les administrateurs des groupes encourageaient les membres à partager les images des victimes, ainsi que leur identité et leurs coordonnées. Les administrateurs de ces groupes gagnaient beaucoup d'argent grâce à cette pratique, car les membres pouvaient payer pour y adhérer", précisait Kristof Aerts du parquet anversois. Un des groupes comptait près de 100.000 membres.

Les recherches ont montré que les canaux d'exposition étaient gérés par des hommes aux Pays-Bas. Dans le cadre de l'enquête, plusieurs perquisitions ont été effectuées aux Pays-Bas le mardi 10 décembre. Le principal suspect est un Néerlandais de 35 ans d’origine turque. Il a été arrêté et interrogé par la police.

Lors de l'interrogatoire, l'homme a admis être le principal administrateur des groupes d'exposition. Tous les groupes ont pu être supprimés à l'automne 2023. "L'enquête se poursuit actuellement", avec la collaboration du principal suspect, conclut le parquet.

Messages de haine en ligne

Les jeunes filles (parfois mineures) et femmes victimes de ces "expositions" ont parfois aussi reçu des messages de haine en ligne. Certains membres de ces groupes estimaient apparemment qu’elles n’auraient “pas dû laisser aller les choses aussi loin".

"Il s’agit en fait d’incitations à la haine et de diffusion de données d’identification de personnes. Dans certains cas, des victimes ont même été menacées", précise Kristof Aerts du parquet anversois. "C’est la raison pour laquelle il est important que les personnes victimes de ces groupes portent plainte. On pense souvent qu’il n’y a rien à faire pour contrecarrer ces expositions, mais notre enquête démontre le contraire. Les groupes d’exposition ont été supprimés. Notre enquête est maintenant entre les mains d’un juge d’instruction à Malines".

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