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Les demandeurs d'emploi risquent de perdre leurs allocations après des actes de violence physique ou verbale envers le VDAB

Les demandeurs d'emploi qui se comportent de manière agressive envers le VDAB risquent de perdre temporairement leurs allocations. Avec cette mesure, la ministre flamande du Travail, Zuhal Demir (N-VA), veut contrer la hausse des agressions contre le personnel du VDAB.  

Eric Steffens
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Le Service d’emploi public de la Flandre (Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling, VDAB) a déjà enregistré 397 cas d'agression contre son personnel cette année. En 2022, il y en avait eu 219. En d'autres termes, une augmentation de plus de 80 % en à peine deux ans.

Près de la moitié de ces incidents ont eu lieu dans les bureaux du VDAB, les  "werkwinkels". En outre, 75 agressions téléphoniques ont été signalées cette année, et la police a dû intervenir en moyenne 19 fois.  

"Nous constatons une nette tendance négative", ajoute la ministre du Travail, Mme Demir. Pour y remédier, elle souhaite introduire une politique de tolérance zéro contre ces agressions envers le VDAB.

Suspension des allocations

Actuellement, en cas de violence physique, un procès verbal est déjà établi de manière standard. Pour les agressions verbales, cela ne se fait que dans les cas graves. Mais Zuhal Demir veut aller plus loin.

"Les demandeurs d'emploi qui deviennent agressifs - que ce soit verbalement ou physiquement - risquent de perdre leurs allocations de chômage à partir de janvier", explique-t-elle. "La violence sera considérée comme une circonstance aggravante pour la suspension ou l'annulation de l'allocation.

Mais cette mesure ne peut être que temporaire. "Nous ne pouvons malheureusement pas, au niveau flamand, supprimer définitivement les allocations. Mais nous pouvons décider de les suspendre pour une période de 4 à 52 semaines", précise Mme Demir.

Des infrastructures plus sûres

Le VDAB investit également dans des infrastructures plus sûres afin de mieux protéger son personnel. Les nouveaux bâtiments seront dotés d'entrées sécurisées et de parois en plexiglas afin que le personnel et les visiteurs soient clairement visibles. Les salles où se déroulent les entretiens avec les demandeurs d'emploi seront équipées d'une porte supplémentaire qui servira d'issue de secours.

En outre, des investissements sont réalisés dans des caméras de surveillance et du personnel de sécurité est parfois déployé. Aujourd'hui, 500 boutons d'urgence sont déjà utilisés, ce qui permet aux employés de donner l'alerte immédiatement.

"Les demandeurs d'emploi ont désormais l'obligation de chercher un emploi. Et nos employés du VDAB ne font que leur travail, qui consiste à les aider à trouver un emploi. L'agressivité n'a pas sa place dans ce contexte", a déclaré Mme Demir.  

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